Du 2 au 4 juin 2025, la capitale togolaise a servi de cadre à la troisième conférence de l’Alliance Politique Africaine(APA), placée sous le thème :« Place de l’Afrique dans un monde en mutation : enjeu d’un repositionnement stratégique et diplomatique », et orchestrée par le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey.
Entre défis sécuritaires, impératifs économiques et aspirations écologiques, les déléguésde dix nations africainesont tracé un chemin sur lequel l’unité et la souveraineté deviennent les piliers d’un continent en pleine ascension.Ils ont exploré des stratégies pour amplifier la voix africaine sur des dossiers cruciaux : commerce, sécurité, transitions énergétiques et gouvernance numérique.
Dès l’ouverture des travaux, Robert Dussey a posé les jalons d’une vision résolument offensive : « L’Afrique doit cesser d’être le témoin passif de l’histoire pour en devenir l’architecte ».
Cette troisième conférence, après celles de Lomé en 2023 et de Bamako en 2024, marque une étape décisive dans la formalisation de l’APA, avec l’adoption imminente d’une charte, prévue pour fin 2025, qui structurera ses ambitions.
Pour rappel, l’APA, née en 2023 à l’initiative du Togo, se veut un antidote aux fragmentations qui freinent l’unité africaine. Elle mise sur une coopération agile entre nations partageant une vision panafricaniste. Les dix membres actuels (Angola, Burkina Faso, Centrafrique, Gabon, Guinée, Libye, Mali, Namibie, Tanzanie et Togo) auxquels s’ajoute la RDC, incarnent cette aspiration à une Afrique non alignée, capable de négocier d’égal à égal avec les grandes puissances.
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