Le PC du Togo, Faure Gnassingbé, a été mandaté par la CEDEAO pour diriger une mission tripartite en charge de sortir la Guinée-Bissau du chaos né du putsch du 26 novembre dernier.
En effet, la junte, qui invoque une manipulation électorale, a suspendu le processus de vote et fermé les frontières, accentuant les risques de dérapage violent. C’est ainsi qu’aux côtés du Cap-Verdien José Maria Neves et du Sénégalais Bassirou Diomaye Faye, le PC du Togo devra ramener les protagonistes autour de la table et empêcher qu’un pays habitué aux coups d’État ne sombre à nouveau dans la tourmente.
La mission tripartite devrait se rendre à Bissau, après des premiers contacts avec la junte du général Denis N’Canha, le président déchu et refugié au Congo-Brazzaville, Umaro Sissoco Embaló, et les principaux leaders politiques, dont Domingos Simões Pereira. Selon plusieurs sources proches du dossier, les trois médiateurs pousseront pour un plan d’action ferme : la fixation d’un calendrier électoral crédible sous 12 à 18 mois maximum, la mise en place d’un gouvernement de transition inclusif, le retour des forces armées dans les casernes avec garanties internationales. Un schéma qui rappelle étrangement la feuille de route imposée avec succès au Mali et au Burkina Faso ces dernières années, où le Togo avait déjà joué les facilitateurs discrets.
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