Le Premier ministre tchèque Andrej Babiš est dans la capitale arménienne pour participer au sommet de la Communauté Politique Européenne (CPE). Juste avant, il a rencontré à Erevan le président ukrainien Volodymyr Zelensky – une première depuis la mise en place de la coalition gouvernementale à Prague et son retour au pouvoir.

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« Une réunion productive avec le Premier ministre de la République tchèque Andrej Babiš. Nous avons discuté en détail des domaines bilatéraux de nos relations – il existe un réel potentiel pour approfondir notre coopération. Nous avons également abordé séparément la voie européenne et les prochaines étapes sur le chemin de l’Ukraine vers l’adhésion à l’Union européenne. Je remercie l’ensemble du peuple tchèque pour son soutien formidable et sincère à l’Ukraine – nous l’apprécions vraiment » : c’est ce qu’a indiqué sur les réseaux sociaux après sa rencontre avec le chef du gouvernement tchèque le chef de l’État ukrainien, qui a eu d’autres rendez-vous bilatéraux à Erevan, notamment avec le chef du gouvernement slovaque, Robert Fico.

« Nous nous sommes entretenus en tête-à-tête, nous nous connaissons depuis longtemps, nous nous sommes vus pour la première fois en 2019, au total déjà quatre fois. Nous avons parlé ensemble de la situation actuelle sur le front et de la manière de mettre fin à toute la guerre, mais nous avons aussi abordé l’aide à la reconstruction d’après-guerre de l’Ukraine, qui peut représenter une grande opportunité pour les entreprises tchèques. Fin juin, je participerai à la conférence de Gdansk, où ce sujet sera traité et où nous nous reverrons. Merci pour cette rencontre », a pour sa part indiqué le Premier ministre tchèque.« Il est clair que l’Ukraine peut difficilement accepter les conditions envisagées par le président Vladimir Poutine. Néanmoins, des négociations ont déjà eu lieu par le passé et il est certain qu’il faut les poursuivre, mais pour l’instant, on attend de voir de quelle manière la partie américaine va s’impliquer », a précisé devant les journalistes tchèques Andrej Babiš, qui participe en ce début de semaine à son premier sommet de la CPE, le huitième depuis la création de cet ensemble informel à Prague en octobre 2022 et qui réunit plus d’une quarantaine d’États du continent européen.

Le Premier ministre tchèque s’est par ailleurs entretenu ce lundi à Erevan avec le Secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte, à nouveau au sujet de l’augmentation des dépenses de défense au sein de l’alliance. 

« Bien sûr, nous allons tout y consacrer, car c’est un défi. Chaque fois que quelqu’un me lance un défi, je m’y attaque », a affirmé Andrej Babiš, qui a récemment nommé l’ancien ambassadeur Jakub Landovský auprès de l’Alliance en tant que Commissaire gouvernemental chargé du respect des engagements envers l’OTAN, précisant qu’il espère ainsi remplir l’engagement de consacrer au moins 2 % du produit intérieur brut (PIB) à la défense.

Bien plus que la conférence de Gdansk mentionnée par Andrej Babiš, le rendez-vous international qui fait l’objet de nombreuses discussions à Prague est le prochain sommet de l’OTAN, prévu à Ankara les 7 et 8 juillet. Certains membres du gouvernement refusent de laisser le président Petr Pavel – ancien président du comité militaire de l’Alliance – y représenter la Tchéquie, tandis que le chef de l’État estime que c’est son rôle. L’OTAN était en tout cas au cœur de son entretien ce lundi matin avec son homologue finlandais Alexander Stubb, reçu au Château de Prague.

Auteur:Alexis Rosenzweig

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