Une délégation de l’Union africaine des huissiers de justice et officiers judiciaires (UAHJOJ), conduite par sa présidente, Mme Rosine Bogore/Zongo, était en audience, le jeudi dernier, au cabinet du Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits humains du Togo, Me Pacôme Adjourouvi. Objectif : mettre sur la table les défis cruciaux d’une profession en pleine mutation, pilier pourtant indispensable à l’exécution des décisions de justice et à la sécurité juridique des investissements dans la sous-région.

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Les échanges ont porté sur trois chantiers prioritaires : la promotion de la profession, avec l’ambition de revaloriser le rôle de l’huissier de justice et de l’officier judiciaire auprès des justiciables et des institutions ; l’optimisation des pratiques dans l’espace UEMOA, en favorisant le partage des meilleures expériences ouest-africaines afin d’uniformiser la qualité et la déontologie des actes, du Niger jusqu’au Sénégal ; enfin, le projet d’harmonisation des statuts au sein de la CEDEAO, véritable chantier législatif visant à créer un statut commun pour fluidifier la reconnaissance des compétences entre États membres et renforcer l’intégration judiciaire régionale.

Le Garde des Sceaux a réaffirmé la vision des autorités togolaises en matière de gouvernance judiciaire. Il a insisté sur l’importance capitale de renforcer le cadre juridique existant et d’élever, de manière continue, l’efficacité globale de l’administration de la justice.

« Le Togo est pleinement engagé dans un processus d’actualisation du statut des huissiers de justice », a-t-il révélé.

A noter que dans la délégation de l’UAHJOJ, il y avait des figures majeures de la corporation venues du Togo, du Burkina Faso, du Mali et de la Côte d’Ivoire.

 SerAz

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