Léon XIV a reçu ce mardi 30 juin la délégation du Patriarcat œcuménique de Constantinople, à l’occasion de la solennité des saints Pierre et Paul. Dans son discours en anglais, le Pape a rappelé que le Credo de Nicée doit être la référence pour la communion entre tous les chrétiens. Il a souligné également que la crédibilité de l’annonce chrétienne était en jeu dans un monde si violent et polarisé.

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Vatican News

C’est au lendemain de la solennité des saints Pierre et Paul que le Pape a reçu ce mardi matin au palais apostolique la traditionnelle délégation du Patriarcat œcuménique de Constantinople venue pour la fête de l’Église de Rome. Cette présence souligne «la proximité fraternelle de l’Église sœur qu’est Constantinople et de son pasteur et guide, Sa Sainteté Bartholomée, patriarche œcuménique», a d’ailleurs rappelé Léon XIV dans son discours prononcé en anglais.

Le Souverain pontife en a profité pour rappeler sa visite au Phanar le 30 novembre dernier, à l’occasion de son voyage apostolique pour les 1700 ans du premier concile de Nicée, qui fut l’occasion d’un «témoignage éloquent de la communion déjà existante entre tous ceux qui partagent la foi en Dieu, Père de tous les hommes»

Pour Léon XIV, cet événement commémoratif a fait apparaitre clairement que «le Credo de Nicée doit constituer le fondement et le critère de référence de ce processus, en proposant le modèle d’une véritable unité dans la diversité légitime: l’unité dans la Trinité, la Trinité dans l’unité». D’où son souhait que le jubilé de 2033 soit parcouru par tous les chrétiens «en redécouvrant le don et l’appel à être témoins du Ressuscité».

L’unité face aux guerres et aux divisions

Cette unité des chrétiens est en outre fondamentale dans «une époque marquée par les guerres et une polarisation croissante, ainsi que par des divisions culturelles et sociales», a affirmé le Pape pour qui «les chrétiens, réconciliés entre eux et unis dans la profession de la foi unique, sont appelés à être un signe crédible de paix, en contribuant de manière décisive à l’engagement en ce sens de tous les hommes et femmes de bonne volonté».

Cela va au-delà de «la crédibilité de l’annonce chrétienne qui est en jeu». C’est bien «l’avenir même de l’humanité», a-t-il déclaré. Pour Léon XIV, «la nécessité d’une plus grande collaboration entre les chrétiens face aux défis d’aujourd’hui, tels que la paix, le bon usage des nouvelles technologies, la sauvegarde de la création, découle de l’Évangile même de Jésus-Christ: en effet, la responsabilité envers la vie et la dignité de chaque être humain, à commencer par les plus petits et les plus démunis, est le critère qui détermine notre destin présent et éternel».

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