L’heure n’est plus à la simple gestion de la maladie, mais à la destruction de sa chaîne de transmission. A cet effet, Dr Hamadou Nouhou, représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Togo, a convoqué un sommet stratégique réunissant les principaux acteurs de la riposte. Il a reçu le Dr Somiabalo Atekpe, coordinateur du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), et le Dr Komivi Tongon, directeur pays de la puissante ONG internationale Malaria Consortium. Les trois hauts responsables ont posé un diagnostic pragmatique : l’élimination du fléau nécessite une injection massive de capitaux. Ainsi, le premier pilier de leur plan d’action repose sur une stratégie agressive de mobilisation des ressources. Ces fonds doivent garantir le déploiement continu d’outils de prévention de pointe, l’approvisionnement ininterrompu en traitements antipaludiques dans les zones isolées, et le maintien des campagnes de chimioprévention.
En alignant l’expertise de l’agence onusienne (OMS), l’autorité gouvernementale (PNLP) et la force de frappe opérationnelle d’une ONG spécialisée (Malaria Consortium), le Togo rassure les bailleurs de fonds internationaux et se positionne pour capter de nouveaux investissements sanitaires.
Cependant, les millions d’investissements resteront stériles si les stratégies sont uniquement dictées depuis la capitale. C’est pourquoi l’alliance place l’engagement communautaire au cœur de son dispositif d’éradication. L’approche vise à transformer les citoyens en acteurs de premier plan. En impliquant directement les chefs de villages, les relais communautaires et les associations locales dans la distribution des moustiquaires et le signalement précoce des fièvres, le système de santé togolais entend étouffer les foyers de contamination à la source.
SerAz






