Le lundi dernier, le ministère de l’Économie et de la Veille stratégique s’est, après la budgétisation verte, attaqué à l’impact différencié des finances publiques sur les femmes et les hommes, en ouvrant un atelier de formation de cinq jours, à la Direction générale des études et analyses économiques (DGEAE), au CASEF, préparant les cadres du département à élaborer leur tout premier Document de budgétisation sensible au genre (DBSG), attendu au quatrième trimestre 2026.
En effet, un budget ne se contente pas de répartir des crédits : selon la manière dont les dépenses sont exécutées, elles peuvent creuser ou réduire les inégalités. C’est précisément cette réalité que le ministère de l’Économie et de la Veille stratégique (MEVS) entend désormais intégrer dans ses arbitrages.
Le véritable objectif de cette formation, qui s’est achevée le 14 août : préparer le DBSG 2027, premier exercice de ce type pour ce ministère créé en octobre 2025.
Le directeur général de la DGEAE, Ahodo Tchamdja, représentant le ministre Badanam Patoki à l’ouverture, a replacé la démarche dans le processus de réforme des finances publiques : « Le chantier consiste surtout à donner aux cadres des outils opérationnels. Pendant cinq jours, ils doivent notamment apprendre à identifier et marquer les dépenses sensibles au genre, analyser les données ventilées par sexe et appliquer la méthodologie permettant de construire un document budgétaire intégrant cette dimension. L’enjeu n’est donc plus de proclamer l’égalité, mais de la lire dans les chiffres du budget.
La formation a été conduite par deux expertes du ministère des Finances et du Budget : Hoafoa Amé Mawussé épouse Akomegni, également point focal national de la budgétisation sensible au genre, et Amegadzé Essianyo Marcelle. Les acquis vont se traduire dans les lignes budgétaires, les indicateurs et les choix de dépenses.
SerAz






