Les leaders communautaires, religieux et des femmes de la commune Assoli1 (Bafilo, Dacko, Bouladè) ont été renseignés, le mardi 10 mars à Bafilo, sur les conventions et lois relatives aux droits de la femme et à l’égalité du genre.
Cette activité est organisée par l’ONG Santé Rurale en Afrique (SAR-AFRIQUE) dans la mise en œuvre du projet « Appui à la promotion de l’égalité du genre et au renforcement des organisations de femmes (APEGROF) ». Le but visé est de faire connaître les textes et lois portant sur les droits de la femme et l’égalité du genre aux leaders communautaires et religieux ainsi qu’aux femmes elles-mêmes pour amener les communautés à les appliquer en lieu et place des us et coutumes.
D’un coût global de 21 millions de franc CFA, le projet a bénéficié du soutien financier du Programme de Consolidation de l’Etat et du Monde Associatif (PRO-CEMA) soutenu par l’Union Européenne à hauteur de 19 millions de franc CFA dont 2 millions apportés par SAR-AFRIQUE. Il est prévu pour durer 12 mois et sera exécuté dans la préfecture d’Assoli.
La formation a été assurée par le coordonnateur du projet, Eugène Komi Bigambou et la consultante du projet, Madame Lokou Amida. Ils ont édifié les participants sur deux modules à savoir : la présentation des concepts clés et différentes catégories de droits puis les violences faites aux femmes. Le premier a parlé des concepts relatifs aux droits, de la promotion de la femme, des différentes catégories de droits reconnus à l’Etre humain et quelques textes législatifs et réglementaires liés aux droits de la femme aux Togo. Le second a insisté sur les causes et conséquences des violences faites aux femmes et les moyens de lutte contre les violences.
Le préfet d’Assoli, Ouro-Gouroungou Horoumila a fait remarquer que malgré les progrès accomplis dans la lutte contre les violences faites aux femmes et filles, ces dernières années, beaucoup reste encore à faire pour redorer le blason de la gent féminine et permettre à chaque femme et fille de s’épanouir. Il a, à cette occasion, félicité l’ONG SAR-AFRIQUE et ses partenaires pour leur engagement constant aux côtés des femmes et leurs actions multiformes en faveur de la promotion de la femme au Togo.
Selon le coordonnateur du projet, Eugène Bigambou, la femme est le pilier de la famille et elle doit trouver sa place dans la vie moderne pour son épanouissement personnel. « A Bafilo, l’occasion a été saisie pour échanger avec les communautés à la base sur tout ce que nous devons faire pour que la femme soit épanouie dans son milieu, sur les décisions pris par le gouvernement par rapport aux lois, aux conventions relatives aux droits de la femme, afin de les exhorter à respecter ces décisions pour favoriser l’épanouissement de la femme », a-t-il indiqué. Il a lancé un appel à la communauté en général et à la femme en particulier à se réveiller pour prendre en main la défense et la protection des droits qui lui sont légalement reconnus.
Le directeur régional de la planification, du développement et de l’aménagement du territoire de la Kara, Hassim Maliawaï et la représentante du directeur régional de l’Action sociale, Mme Wella Mélanie ont témoigné leur reconnaissance aux responsables de Sar-Afrique qui ont osé croire en leur ambition, celle de réduire le fossé entre l’homme et la femme. BBG/BA






