Le Mécanisme de coordination nationale chargé de la gestion des subventions du Fonds mondial de lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme au Togo (CCM-Togo), a lancé le dialogue pays le mardi 7 avril à Lomé.

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Cette activité en collaboration avec le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances marque le lancement officiel du processus d’élaboration de la note conceptuelle unique VIH/Tuberculose/Paludisme pour le cycle de financement 2027-2029. Elle intervient dans la perspective d’assurer la continuité des interventions de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, ainsi que les actions de renforcement du système de santé.La rencontre a permis d’engager le processus d’élaboration d’une nouvelle subvention unique couvrant la période 2027-2029. Elle a servi de cadre pour la participation de l’ensemble des parties prenantes impliquées dans la lutte contre les trois maladies et dans le renforcement du système de santé. Ce dialogue a constitué un cadre permanent d’échanges et de concertation permettant le partage d’orientations stratégiques, d’identification des priorités nationales, de soutien aux discussions entre les trois programmes pour relever les interventions qui pourront être intégrées. Il a été aussi question de fournir également des informations clées à prendre en compte lors de la préparation de la demande de financement et de recueillir les contributions des différentes parties prenantes.

Les participants issus des différents ministères sectoriels, des institutions de la République, et des organisations de la société civile, entre autres, ont suivi des présentations sur le processus d’élaboration de demande de subvention du Fonds mondial. Ils ont mené des discussions et échanges sur les présentations du modèle de financement, sur l’intégration des programmes et les équipes de rédactions des recommandations et des orientations pour la suite du processus.

Dans sa présentation, le secrétaire national permanent du CCM-Togo, Dr. Akou Pignandi a expliqué que « Pour faire les demandes de financement au Fonds mondial, il faut un dialogue national inclusif participatif. Ce dialogue de GC-8 est particulier. Face à la rareté des ressources actuellement, il va se faire autrement. Et le changement majeur, c’est qu’il faut cibler les interventions ». D’après lui, « L’approche, c’est d’abord l’intégration des activités. Ce qui appelle à la rationalisation des ressources au niveau national. Le pays a eu une enveloppe de 84 millions d’euros, (soit près de 50 milliards de FCFA). Et ces 84 millions d’euros doivent servir pour le sida, la tuberculose et le paludisme ». Pour chaque intervention, poursuit-il « il faut qu’on pense à l’aspect intégré. Qu’on pense à ce que ces actions, ces interventions soient des interventions ciblées, pérennes et durables ».

La gouverneure du district autonome du Grand Lomé, présidente du CCM-Togo, Mme Kassa-Traoré Zouréhatou a salué le partenariat solide entre le Fonds mondial et le Togo basé sur la confiance mutuelle. Elle a mentionné que ces trois maladies prises en compte par ce financement du fonds mondial constituent des priorités pour le gouvernement, d’où ce dialogue ouvert et transparent entre les parties prenantes. La présidente du CCM-Togo a pris l’engagement de travailler avec les organisations de la société civile pour la prise en compte de leurs préoccupations afin d’avoir plus de résultats sur le terrain.

La cérémonie s’est déroulée en présence du secrétaire général du ministère et charge de la Santé, Dr. Kokou Wotobé, du représentant résident de l’OMS au Togo, Dr. Nouhou Hamadou et d’autres personnalités.

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