À l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, l’association Autisme Togo Merveilles et Mystères (ATMM) a ouvert ses portes à un large public : familles, éducateurs, professionnels de santé et représentants publics. Objectif ? Ouvrir le dialogue, briser les préjugés et bâtir ensemble un avenir plus inclusif pour les enfants atteints de troubles du spectre autistique (TSA).

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Sous le thème fort de sens « Autisme : briser les mythes, bâtir des ponts d’inclusion », la rencontre a permis d’aborder les réalités souvent méconnues de ce trouble neuro développemental, qui touche les enfants dès leur plus jeune âge. Mme Assibi Tchagbataou, présidente de l’ATMM, a insisté sur la diversité des formes que peut prendre l’autisme, et sur la nécessité d’une compréhension plus nuancée pour favoriser l’intégration sociale.

200 000, c’est le nombre estimé de personnes vivant avec l’autisme au Togo. Une statistique alarmante, encore aggravée par le manque de structures spécialisées et de formation adaptée. Face à ce vide, l’ATMM s’impose comme un acteur-clé du paysage associatif en multipliant les actions de sensibilisation, de formation et d’accompagnement personnalisé.

Lors de la journée, deux interventions majeures ont enrichi les échanges. Le psychologue Dr Salifou Ouro-Sama a évoqué la législation togolaise en matière de handicap mental, tandis que l’éducatrice spécialisée Zahia Ayivi a proposé des pistes concrètes pour orienter les familles vers des structures d’appui. Un message fort : l’autisme ne doit plus être source de repli, mais d’initiatives partagées.

L’ATMM aspire à créer un centre d’accueil complet dédié à la prise en charge du TSA. Mais entre volonté et réalité, les moyens manquent. Les obstacles financiers freinent les projets, sans jamais entamer la détermination de l’association. Car pour ces acteurs engagés, chaque geste compte, chaque enfant mérite une place, et chaque voix peut changer les choses.

Ce que rappelle cette mobilisation, c’est que l’inclusion n’est pas l’affaire d’un seul groupe. Elle est un devoir collectif. Les efforts des associations comme l’ATMM sont précieux, mais ils ne sauraient suffire sans un appui fort des autorités et une implication active de la société tout entière.

L’autisme, au Togo comme ailleurs, ne demande qu’à être compris. Il est temps d’ouvrir les yeux, les cœurs, et les institutions.

Et si l’autisme cessait d’être un sujet tabou au Togo ? Ce week-end à Lomé, une voix s’est élevée pour changer le regard sur ce trouble souvent mal compris. Une mobilisation humaine et engagée, menée par l’association ATMM, a mis en lumière un combat de tous les jours : celui de la reconnaissance et de l’inclusion des enfants autistes.

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