Les sénateurs ont adopté, à la majorité absolue, le vendredi 26 décembre à Lomé, le projet de loi de Finances rectificative, exercice 2025, projeté à 2.436 milliards de francs CFA en charges et en ressources contre 2.396,6 milliards de francs CFA dans la loi de Finances initiale, soit une augmentation de 39,4 milliards de francs CFA, correspondant à une progression de 1,6%.
L’approbation de ce projet de loi de Finances est intervenue lors de la 4ᵉ séance plénière de la 2ᵉ session ordinaire, conduite par le président du Sénat Barry Moussa Barqué. Elle a aussi connu la présence du ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola.
La loi de Finances rectificative exercice 2025 est un outil déterminant pour garantir la cohérence et l’efficacité des politiques publiques. Elle permet d’ajuster les prévisions initiales aux réalités économiques, de répondre aux imprévus et de réorienter les ressources vers les secteurs qui en ont le plus besoin. Cet exercice délicat maintient l’équilibre budgétaire et assure la stabilité économique du pays.
L’adoption de cette loi de finances rectificative de l’année en cours intervient à quelques jours de l’adoption définitive de la loi des finances gestion 2026. La présente loi de finances rectificative se justifie par, notamment, l’état d’exécution de certains projets qui nécessite la réduction de crédits alloués non consommés, la prise en compte de nouveaux besoins urgents et des besoins en matière de sécurité et la prise en compte de nouveaux projets prioritaires.
Le collectif budgétaire 2025, à l’instar de la loi de Finances initiale, renforce la priorité donnée aux dépenses sociales qui absorbent 50,8 % des dépenses budgétaires, soit 679,8 milliards de FCFA contre 49,6 %, soit 659,3 milliards de FCFA dans la loi initiale. Cette loi de Finances rectificative répond d’abord à une exigence sociale. Les réajustements opérés ont permis de soutenir l’investissement productif, de favoriser la création de l’emploi, de préserver les dépenses sociales essentielles, de renforcer les secteurs de la santé, de l’éducation et de la sécurité et de la protection sociale, mais aussi de soutenir le pouvoir d’achat des ménages.
Le ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, insistant sur les mécanismes de contrôle et de transparence renforcés que comporte cette révision budgétaire, a rappelé que l’objectif principal de ce projet de loi est d’assurer l’équilibre des comptes publics tout en améliorant la gestion des ressources de l’État.
S’exprimant à l’issue du vote, le président du Sénat a mis en exergue l’importance d’un budget ajusté et réaliste pour répondre aux nombreux défis économiques et sociaux. M. Barqué a salué l’implication des sénateurs dans l’examen de cette loi et a rappelé que « cet ajustement budgétaire traduit notre responsabilité à garantir la sincérité des comptes publics et à maintenir la continuité de l’action de l’État ».
Avec cette approbation du Sénat, la loi de Finances rectificative pour l’exercice 2025 entre désormais dans sa phase finale avant promulgation, marquant une étape importante pour la mise en œuvre de la politique budgétaire de l’État togolais.






