L’état d’urgence a été décrété ce lundi dans le centre du pays, une zone andine où un tremblement de terre a fait au moins six morts et de graves dégâts. Une église du XVIe siècle s’est partiellement effondrée. L’Église invite à la prière et la solidarité.

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Quelques heures seulement après le séisme de magnitude 5,1 qui a frappé samedi 18 juillet la région de Junín, la Conférence épiscopale péruvienne a envoyé un message de soutien aux familles touchées par cette catastrophe. Les évêques y présentent leurs condoléances aux familles des défunts et expriment leur soutien à la population sinistrée.

Dans les cinq districts touchés au centre du pays, les autorités ont dénombré six morts et au moins 32 blessés, et ce lundi, militaires, policiers et pompiers fouillaient encore les décombres pour chercher les survivants qui s’y trouveraient encore. Au total, 122 membres des forces de sécurité ont été déployés sur place, à 310 kilomètres à l’est de Lima.

Premiers secours

Les évêques dans leur message saluent le travail des équipes de secours, des autorités et des bénévoles qui s’efforcent de venir en aide à la population.

L’état d’urgence a été décrété sur place pour une durée de 60 jours, afin de mettre en place de centres d’hébergement pour les plus de 300 sinistrés, d’accélérer la mise en place de postes médicaux, l’envoi d’équipes de secours, le déblaiement des décombres ou la reconstruction des infrastructures.

Selon l’Institut national de protection civile, 52 maisons ont été détruites. Des écoles, des églises, des centres de santé et des institutions publiques ont été endommagées.

L'Eglise de pumpuya détruite par le séisme.

L’Eglise de pumpuya détruite par le séisme.   (AFP or licensors)

Une église du XVIe siècle partiellement détruite

Parmi les bâtiments endommagés figure l’église Santiago Apóstol. Construite en 1534 dans le district de Chongos Bajo, à l’épicentre du séisme, elle a subi des dommages particulièrement importants, puisque son toit et une partie du fronton se sont effondrés. Sur le portail Rotafono de RPP, «une plateforme de journalisme citoyen particulièrement active lors de catastrophes» rapporte l’agence SIR, le père Henry Díaz tire la sonnette d’alarme. Le clocher serait lui aussi sur le point de s’effondrer. Il appel à la reconstruction de ce qu’il qualifie de «joyau architectural».

Un message qui fait écho à celui de la Conférence épiscopale qui appelle à préserver l’unité et la solidarité avec les communautés touchées, soulignant l’importance d’apporter aide et soutien tout au long du processus de reconstruction après la catastrophe.

Le dernier séisme ayant de graves conséquences s’est produit dans la ville de Pisco, dans le sud du pays, le 15 août 2007, quand une secousse de magnitude 7,9 avait fait 595 morts et provoqué un petit tsunami, rappelle l’Agence France presse.

Marie Duhamel – Cité du Vatican

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