Un atelier de partage d’expériences sur les bonnes pratiques phytotraditionnelles a été organisé, le vendredi 8 avril à Kara, à l’intention d’une quarantaine d’acteurs impliqués de la région.

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Ce rendez-vous est à l’actif du Laboratoire de Recherches d’Etudes en Linguistique, Psychologie et Sociétés (LaRELiPS) de l’Université de Kara. Il s’inscrit dans le cadre du projet de recherche dénommé « Médecine phytotraditionnelle et savoir endogène : stratégies de lutte pour la préservation de la nature et de l’environnement ». L’objectif est de rechercher des pistes et stratégies susceptibles d’assurer la conservation et la préservation des plantes médicinales couramment utilisées.

Il s’agit concrètement d’amener les acteurs impliqués à contribuer à la protection de l’environnement à travers des partages d’expériences et de connaissances sur les bonnes pratiques endogènes. Il était question de donner un coup de pousse à la médecine traditionnelle qui, depuis la nuit des temps, ne lutte que pour la vie, la survie et la pérennité de l’espèce humaine dans une perspective du respect écologique.

Les participants, pour la plupart, des praticiens de la médecine traditionnelle, des directeurs préfectoraux de la santé, des enseignants et étudiants en phytothérapie, ont renforcé leur compétence sur « l’importance stratégique de l’investissement humain dont les communautés savent faire preuve dans la conservation » et « la régénérescence des espèces végétales ». Ils ont identifié les principaux défis de la bonne pratique phytotraditionnelle et ont été éclairés sur le contexte et les résultats déjà enregistrés  par le projet.

Les représentants du préfet de la Kozah, M. Botcholi Bana et celui du directeur régional de la santé, M. Kroumta Asoukna ont félicité le LaRELiPS, pour son apport dans le domaine de la santé. Selon eux, la création d’une division spécialisée de la médecine traditionnelle au sein du ministère en charge de la Santé prouve que ce volet fait partie intégrante de la médecine au Togo. Ils  ont exhorté les participants à faire tâche d’huile des enseignements acquis auprès de leurs communautés respectives,  en vue de susciter l’attention de tous sur la nécessité de la création et de la conservation des espèces végétales pour le développement de la médecine traditionnelle.

Le directeur du Laboratoire de Recherches d’Etudes en Linguistique, Psychologie et Sociétés (LaRELiPS) de l’Université de Kara, Prof Pali Tchaa a indiqué que la médecine phytotraditionnelle est une bonne médecine qui recommande de bonnes pratiques notamment la manière de prélever les essences. Pour lui, la mise en œuvre de ce projet vise à faire en sorte que la médecine phytotraditionnelle et l’environnement coexistent et cohabitent pour le bien-être de toutes les populations. «A la fin de la phase d’étude du projet, nous allons descendre sur le terrain pour voir si les populations, les phytothérapeutes et la cible d’étude met en pratique effectivement  les stratégies qu’aura révélé l’étude. L’autre pan du projet est de mettre en place un jardin botanique qui préserve les essences de la région », a-t-il précisé. Prof. Pali Tchaa a convié les uns et les autres à s’approprier les acquis du projet pour les mettre en pratique afin que les objectifs du laboratoire soient atteints.

La phase d’étude du projet « médecine phytotraditionnelle et savoir endogène : stratégies de lutte pour la préservation de la nature et de l’environnement » a démarrée depuis plus d’un an et prendra fin en ce mois d’avril.

ATOP/BH/AAA

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