A travers un communiqué rendu public le 24 février 2026, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a annoncé la volonté du Togo, qui assure actuellement la présidence du Haut comité sur la Décennie des racines africaines et de la diaspora africaine, de proposer une date officielle pour célébrer un Nouvel An africain à l’échelle continentale.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de réappropriation des marqueurs historiques et culturels du continent. En effet, alors que le calendrier grégorien structure aujourd’hui la vie administrative, économique et sociale de la majorité des pays africains, Lomé estime qu’il est temps de redonner une visibilité institutionnelle aux systèmes traditionnels de mesure du temps propres à l’Afrique.
Les autorités togolaises entendent ainsi engager des consultations approfondies avec la Commission de l’Union africaine, de même qu’avec des historiens, anthropologues et leaders culturels du continent.
Le processus suit une méthodologie claire : organisation d’un colloque scientifique international ; consultations avec les institutions continentales ; transmission des recommandations à la Commission de l’Union africaine ; éventuelle adoption à l’échelle continentale.
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