Une réunion de haut niveau consacrée à la cohérence et à la consolidation du processus de paix en République démocratique du Congo (RDC) et dans la région des Grands Lacs s’est tenue le samedi 17 janvier Lomé. Les travaux de cette réunion ont été ouverts par le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, médiateur désigné par l’Union africaine dans la gestion de cette crise qui plaide pour une paix durable.

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Cette rencontre vise à renforcer la confiance entre les parties prenantes, à faire progresser le dialogue et à veiller au respect des engagements pris dans le cadre des initiatives de paix en cours.

Pour le Président du Conseil, « L’objectif central de cette réunion de haut niveau est de restaurer la cohérence, de renforcer l’alignement, la complémentarité et la lisibilité de l’action africaine. Cette cohérence doit être triple. D’abord, une cohérence politique entre les Etats de la région afin de réduire les malentendus et de reconstruire la confiance. Ensuite, une cohérence institutionnelle entre l’Union africaine, les communautés économiques régionales et les facilitateurs pour éviter les chevauchements et les contradictions. Enfin, une cohérence opérationnelle entre les décisions prises au sommet et leur traduction concrète sur le terrain ».

Le Président du Conseil a également souligné l’importance de rendre pleinement opérationnel le processus africain unifié. « Nous disposons d’un cadre politique clair, placé sous le leadership de la médiation de l’Union africaine. Mais l’histoire des processus de paix nous enseigne qu’un cadre, aussi pertinent soit-il, n’a de valeur que s’il produit des résultats concrets », a-t-il insisté.

Abordant la dimension humaine de la crise, Faure Gnassingbé a rappelé que la paix ne prend tout son sens que lorsqu’elle est vécue par les populations.
« Derrière nos cadres, nos textes et nos mécanismes, il y a des femmes, des hommes et des enfants, des communautés déplacées, privées de sécurité, de soins, d’écoles et de perspectives. La paix ne se mesure pas uniquement à la signature d’accords ni à la tenue de réunions. Elle se mesure à la sécurité retrouvée, à l’accès aux services essentiels et au retour progressif de la confiance dans la vie quotidienne », a-t-il déclaré.  Il a enfin souligné que les dimensions humanitaires, sociales et économiques constituent un véritable test de crédibilité du processus de paix. Selon lui, sans améliorations concrètes des conditions de vie des populations, les accords de paix demeurent fragiles et les cycles de violence risquent de se répéter.

Pour conclure, le Président du Conseil a exhorté l’ensemble des participants à garder cette évidence comme boussole tout au long des discussions, rappelant que « la paix que nous cherchons à construire doit être utile, tangible et durable ».

MD/BA/KYA

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