Le paysage culturel togolais vient de se doter d’une nouvelle organisation. Quatorze fédérations d’artistes se sont regroupées au sein du Conseil national des arts et de la culture du Togo (CNAC-Togo), une confédération créée pour défendre les droits des acteurs du secteur et porter leurs revendications. L’annonce a été faite mardi lors d’une rencontre avec la  presse organisée au centre culturel Denyigba à Lomé.

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Désigné coordinateur général pour une durée d’un an, Ariel Dassanou, président de la Fédération togolaise de musique, a expliqué que cette structure se veut un cadre fédérateur destiné à promouvoir la création, soutenir les artistes et renforcer la place de la culture dans le développement national. « Ce que nous demandons, c’est que les droits des artistes soient respectés », a-t-il déclaré, soulignant que le CNAC-Togo entend recourir à tous les moyens institutionnels, du plaidoyer aux pressions, pour faire avancer ses causes.

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Dès son lancement, l’organisation a mis en avant trois préoccupations majeures. La première concerne le Fonds national de la promotion culturelle (FNPC), créé depuis plus de trois ans mais toujours inactif en raison de l’absence de direction et de conseil d’administration. La deuxième porte sur la rémunération pour copie privée, prévue par une directive de l’UEMOA en 2023, mais qui n’a toujours pas été transposée dans la législation nationale malgré l’imminence de l’échéance. Enfin, la troisième question touche à la réforme de la loi sur le droit d’auteur et les droits voisins, toujours régie par un texte de 1991 jugé obsolète face aux défis actuels de la digitalisation et de la diffusion internationale des œuvres. Les responsables du CNAC-Togo appellent les autorités à agir rapidement sur ces trois points : la nomination d’un directeur et la mise en place du conseil d’administration du FNPC, l’adoption effective du mécanisme de rémunération pour copie privée et la promulgation d’une nouvelle loi sur les droits d’auteur. Selon eux, il y va de la survie même de la création artistique au Togo et de la capacité des artistes à vivre dignement de leur métier

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