Ouvertes le lundi 12 octobre 2026, les festivités marquant les 50 ans d’existence de l’Ecole Africaine des Métiers de l’Architecture et de l’Urbanisme (EAMAU) se sont poursuivies le lendemain avec deux panels : « L’EAMAU, 50 ans après » et « Les villes nouvelles en Afrique ».

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Le premier a été l’occasion pour Nassirou Ayeva, premier directeur de l’EAMAU, de revenir sur les contraintes financières et logistiques qui ont marqué les débuts de l’école avant le démarrage effectif des activités en 1976. Ainsi que le recrutement des enseignants, le manque de logements et l’insuffisance des subventions. Obstacles malgré lesquels l’école a commencé ses activités avec des moyens limités et a poursuivi son ambition initiale : former des urbanistes de terrain capables de répondre aux réalités africaines.

Gervais Aurélien Dibantsa, architecte-urbaniste formé à l’EAMAU, a animé le second panel, sur les villes nouvelles en Afrique et les limites de certains modèles d’urbanisation, plaidant pour une meilleure planification des espaces urbains, confrontés à la pression démographique et aux inégalités d’accès aux infrastructures. Il a fait remarquer que de nombreuses agglomérations africaines se sont développées progressivement à partir d’anciens villages, sans toujours bénéficier d’un aménagement adapté à leur croissance. Ainsi estime-t-il nécessaire de mieux organiser l’occupation des sols, de viabiliser les espaces et de privilégier une densification urbaine maîtrisée. Ce, en vue de dépasser la simple multiplication des infrastructures pour concevoir des villes structurées, capables d’accueillir une population croissante tout en améliorant les conditions de vie.

A noter que ces activités, placées sous le signe de l’excellence au bénéfice des villes et territoires d’Afrique, réunissent des participants de différents pays autour de l’histoire de l’institution et des enjeux d’une urbanisation mieux maîtrisée.

 SerAz

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