Le Togo a célébré le 26 novembre la quatorzième édition de la Journée africaine de la sécurité routière. Cette rencontre a réuni les autorités publiques, les acteurs du transport, les organisations de la société civile et les médias. L’objectif était de montrer comment les nouvelles technologies peuvent réduire les accidents et sauver des vies sur les routes togolaises.

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Dans son discours d’ouverture, le représentant du ministère des Transports a rappelé que les accidents tuent chaque année environ six cents personnes et font près de neuf mille blessés au Togo. Il a expliqué que derrière ces chiffres se trouvent des familles bouleversées et des vies interrompues. Pour lui, il est essentiel d’agir avec intelligence, anticipation et innovation.

Il a présenté plusieurs technologies capables d’améliorer la sécurité routière. Il a cité les détecteurs de somnolence, les systèmes de freinage automatique d’urgence, les dispositifs qui surveillent la pression des pneus, les systèmes qui maintiennent automatiquement la trajectoire, les avertisseurs de collision, la vision panoramique intégrée dans certains véhicules, les éthylotests qui empêchent le démarrage en cas d’alcoolémie élevée et les équipements intelligents pour les motocyclistes comme les casques connectés.

Le ministère a également parlé des routes modernes capables de transmettre en temps réel des informations importantes grâce à des capteurs. Ces capteurs peuvent suivre le trafic, signaler un danger ou ajuster la signalisation. La digitalisation de la constatation des infractions, notamment l’usage du téléphone en conduisant ou le non-port de la ceinture, fait désormais partie des priorités nationales.

La vision du gouvernement est de créer un système routier dans lequel la technologie accompagne l’humain et réduit les risques d’accidents. Cela passe par la modernisation des routes, la formation des usagers, l’usage d’outils numériques dans la gestion du trafic et des partenariats avec des entreprises technologiques et des centres de recherche.

Le secrétaire général de l’UNATROT, Dansrou Kodjo, a insisté sur l’importance des nouvelles technologies pour aider les conducteurs au quotidien. Il a parlé du freinage automatique qui s’active lorsqu’un obstacle est détecté, des systèmes de détection de fatigue, et des dispositifs d’anti-démarrage qui se bloquent en cas d’alcoolémie élevée. Il a aussi évoqué la vidéo verbalisation qui permet de constater automatiquement les comportements dangereux, ainsi que les radars capables de contrôler la vitesse en continu.

Il a expliqué que plusieurs de ces innovations sont déjà utilisées au Togo. Il a mentionné les centres de formation routière qui utilisent des simulateurs pour évaluer les réflexes des futurs conducteurs. Il a également rappelé que des radars fonctionnent déjà pour contrôler la vitesse. Des études sont en cours pour intégrer progressivement l’intelligence artificielle dans la gestion de la sécurité routière.

Selon Dernamé TADJUDINI , directeur des transports routiers ferroviaire,le Togo a réalisé d’importants progrès ces dix dernières années. Il a cité la réhabilitation et le bitumage de plus de mille trois cents kilomètres de routes. Il a rappelé que des mesures fiscales existent depuis 2020 pour faciliter l’accès du public aux véhicules neufs, souvent plus sûrs et équipés de systèmes modernes d’aide à la conduite. Il a également mentionné l’audit national de la signalisation et le renforcement des actions de sensibilisation.

En 2014, le pays enregistrait plus de huit cents morts sur les routes. Aujourd’hui, ce chiffre est passé sous la barre des six cents, ce qui représente une baisse d’environ vingt cinq pour cent. Pour lui, cette évolution positive prouve que les actions menées portent leurs fruits. Cependant, il estime que l’objectif final doit être d’arriver à un niveau où les décès deviennent rares.

Il a souligné que la responsabilité individuelle reste essentielle. Les forces de sécurité effectuent des contrôles réguliers mais les résultats dépendront surtout du comportement de chaque usager. Il a invité les piétons, les conducteurs, les cyclistes et les motocyclistes à adopter une conduite responsable afin de protéger leur vie et celle des autres.

Une mobilisation collective pour des routes plus sûres

La célébration a permis de rassembler tous les acteurs engagés dans la sécurité routière. Les échanges et les recommandations issues de cette journée devraient renforcer les politiques publiques et accélérer la modernisation du réseau routier. Le Togo confirme ainsi son ambition de devenir un exemple régional en matière de prévention et de gestion intelligente du trafic.

Rachel 

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