Le Tour de France 2020 commence samedi à Nice dans un département classé en zone rouge en raison du coronavirus, par une première étape de 156 kilomètres favorable aux sprinteurs.

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Le nombre de spectateurs a été réduit au minimum et le port du masque a été rendu obligatoire pour le coup d’envoi de cette 107e édition décidément très particulière, suivant une décision préfectorale rendue jeudi.

« Ce sont les autorités nationales qui décident », a rappelé le directeur du Tour Christian Prudhomme. Notamment pour la validation du protocole annoncé vendredi par l’Union cycliste internationale (UCI) dans l’éventualité de cas positifs au Covid-19.

A partir de 2 cas positifs, une équipe, qui aligne 8 coureurs, encourt une exclusion du Tour. Autant dire que la menace risque de peser jusqu’à Paris et l’arrivée prévue sur les Champs-Elysées le 20 septembre.

Le Colombien Egan Bernal, tenant du titre, et le Slovène Primoz Roglic, les deux premiers favoris avec le Français Thibaut Pinot, sont comme les autres coureurs du peloton. Ils sont entrés dans une bulle d’environ 700 personnes qui regroupent les concurrents et tous ceux qui sont appelés à les côtoyer (encadrement des équipes, officiels).

Les médias doivent se tenir à distance et plus encore, le public qui sera privé cette année de selfies et d’autographes de coureurs. Pour le cyclisme, l’un des sports les plus accessibles, c’est une révolution !

Côté sportif, l’incertitude est aussi de mise. Pour la première fois depuis le début de l’ère de l’équipe britannique Ineos anciennement Sky (sept victoires depuis 2012), qui a laissé de côté deux anciens lauréats (Froome et Thomas), une puissance sensiblement équivalente lui fait face avec l’équipe Jumbo-Visma bâtie autour de Roglic et de son numéro 1 bis, le Néerlandais Tom Dumoulin.

afp/jfk

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