Le 6ème Forum sur la coopération des médias sino-africains et le dialogue de haut niveau des Thinks sino-africains s’est ouvert, le mercredi 21 août à Beijing, sur le thème « S’associer pour promouvoir la modernisation ».
Ce forum est co-organisé par l’Administration nationale des médias en Chine, l’Union africaine de radio diffusion et presse écrite, l’Académie des sciences sociales de Chine et le gouvernement municipal de Beijing. Il s’inscrit dans le cadre de la coopération sino–africaine. L’objectif est d’améliorer la capacité des discours et approfondir la coopération pragmatique.
Les travaux sont présidés par Cao Shumin, vice-ministre du Département de la Communication du comité central du parti communiste, ministre de l’Administration nationale de la radio et de la télévision (NRTA) de Chine. Les participants proviennent de la Chine et des pays africains y compris des responsables gouvernementaux et des Thinks-tanks sino-africains, des chefs d’institutions des médias grand-public et des entreprises audiovisuelles, ainsi que des représentants d’organisations internationales.
Les présentations qui seront faites lors de quatre principales sessions porteront, entre autres, sur la Coopération gagnant–gagnant. Il s’agit de façonner une nouvelle perspective pour faire concorder l’initiative chinoise dénommée « La ceinture et la route », une initiative du président Xi Jinpin avec l’Agenda 2063 de l’Union africaine, sur la coexistence harmonieuse. Il est question de construire de nouveaux modèles de collaboration médiatiques entre les pays du sud.
L’assistance a suivi des exposés sur, entre autres, « La prospérité commune des civilisations : se diriger vers un nouveau niveau d’échanges et d’apprentissage mutuel entre les civilisations chinoises et africaines ». Elle a également écouté une communication sur « L’innovation et progrès commun : promouvoir l’autonomisation numérique pour le nouveau développement des médias en Chine et en Afrique ». Les débats enrichissants ont permis aux participants de mieux cerner les différents thèmes.
Des signatures de projets et des visites industrielles meubleront la rencontre.
A l’ouverture, le vice-secrétaire du comité municipal du parti communiste chinois de Beijing, maire de Beijing, Yin Yong, a remercié le président de la République populaire de Chine, Xi Jinpin, promoteur de l’évènement depuis 10 ans déjà. Pour lui, la coopération entre la Chine et l’Afrique a un impact positif sur tous les plans dans le monde et booster cette union s’avère indispensable pour faire face au monde numérique et aux effets négatifs de l’intelligence artificielle. Il a invité les responsables africains à se joindre à la Chine pour écrire leur histoire et à agir dans l’intérêt de tous.
Pour le ministre de la Communication et des Médias de la République du Gongo et porte-parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungalla, « la grandeur d’un Etat ne se limite pas uniquement à sa taille géographique ». Elle est aussi l’apanage de la qualité de ses dirigeants et de la vision que ceux-ci ont pour leur peuple. Il a exhorté les participants à s’associer à lui pour saluer avec déférence la vision du président et promoteur de l’initiative « La ceinture et la route » en organisant, renforçant et diversifiant régulièrement le sommet Afrique-Chine dont le Forum de Coopération Afrique Chine FOCAC qui se tiendra prochainement. M. Moungalla a souligné que le thème de la rencontre est mobilisateur aux regards des multiples mutations que connaissent les Etats africains, au plan politique, économique, socioculturel de même que dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication qui engendrent des problématiques nouvelles auxquelles, grâce à cette coopération, des solutions doivent être trouvées. Et pour cela, dit-il, les professionnels du secteur doivent débattre avec les décideurs en toute conviction et responsabilité, afin de faire partager à tous et à chacun leurs expertises. Le ministre a rappelé que les médias ont pour mission d’informer d’éduquer, de divertir, de créer des espaces de facilitation de développement de débats en promouvant des sociétés pacifiques, justes et inclusives. Conscient de cette mission, les professionnels des médias doivent, selon lui, se montrer plus « responsables, lucides, sereins et impartiaux pour s’opposer à toute manipulation dans le traitement de l’information, à travers les couvertures médiatiques, les reportages, les focus et autres genres rédactionnels pour mériter toute leur place ». KAT/MEK/TD






