Dans sa campagne nationale de sensibilisation et déducation citoyenne à la prévention et à la lutte contre la corruption et les infractions assimilées, La Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) a organisé, le mardi 8 août à Lomé, une rencontre déchanges avec les chefs des services de la santé sur leurs rôle et responsabilités dans la lutte contre la corruption dans leur secteur.
Il était question de « mobiliser les professionnels de la santé contre la corruption et les infractions assimilées, sensibiliser les professionnels de la santé sur les conséquences de la corruption et des infractions assimilées », entre autres thématiques inscrites à lordre du jour, afin de renforcer les capacités et lintégrité des professionnels de la santé en vue dune meilleure gouvernance du secteur de la santé. Mais aussi d« impliquer davantage les professionnels de la santé dans la prévention et la lutte contre la corruption, améliorer les connaissances des professionnels de la santé sur les missions et le fonctionnement de la HAPLUCIA ».
Mme Baba Amivi, directrice des établissements de soins et de la réadaptation, représentante du ministre en charge de la Santé, a fait remarquer que : « La corruption dans le secteur de la santé entrave les avancées vers une couverture médicale universelle et empêche laccès à des services de santé de qualité et à des médicaments sûrs et efficaces. Cette corruption peut même devenir une question de vie ou de mort, en particulier pour les populations pauvres des pays en développement. » Et de souligner : « Ce tableau ainsi peint, nous invite à des actions vigoureuses et pragmatiques pour venir à bout de ce phénomène qui affecte indéniablement le développement », tout en rappelant que : « La santé est lun des services, voire lun des droits les plus essentiels quun gouvernement puisse garantir à ses citoyens. »
M. Aba Kimelabalou, président de la HAPLUCIA, a expliqué que : « Les pratiques corrompues qui sont courantes dans le secteur de la santé incluent labsentéisme, les paiements informels, la fraude, les faibles procédures réglementaires, les procédures dachat opaques et mal conçues, le détournement de fournitures médicales et de fournitures provenant du circuit de distribution à des fins personnelles et les détournements de fonds appartenant au système de santé. Chacune de ces pratiques représente à elle seule un défi majeur pour beaucoup de pays en développement dont le Togo. » Puis il a conclu : « Il est donc essentiel que le professionnel de la santé, individuellement et collectivement, respecte et honore la charge sanitaire comme étant un mandat public, et sefforce à promouvoir et maintenir la confiance de ses concitoyens dans le système sanitaire. »
SerAz







