La 2ème session ordinaire de l’année 2015 de l’Académie Kabiyè (AK) se tient du 14 au 17 décembre à Lomé, sous le thème  «Pour faciliter  la  lecture  du  Kabiyè : orthographe des pronoms démonstratifs, relatifs et interrogatifs ».
Organisée  par  le  ministère  de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, cette deuxième  session  a  pour  objectif  de  valider  les pronoms tels qu’ils existent dans le Kabiyè originel.
Il s’agit aussi pour l’AK d’identifier certains mots pleins dans la langue Kabiyè ; de reconnaitre que les  Kabiyè  des  zones  d’immigrations font  usage exclusivement de ces mots complets et entiers. Il est aussi question de démontrer que  Photo de famille l’usage de tous ces pronoms peut régler des difficultés et contribuer à lever des ambiguïtés dans la lecture du Kabiyè puis de valider l’usage de ces mots et pronoms.
Les académiciens plancheront sur diverses communications, entre autres, «Point sur l’organisation de la documentation au siège de Kara » ; «Argumentaire et propositions d’orthographes appropriés des pronoms relatifs, démonstratifs et interrogatifs » ; « Révision et traduction des thèmes et réadaptation des traductions » puis « Renforcement des capacités en graphisme et orthographe du Kabiyè ».
Pour le président de l’AK, Mantchatom Tchao Alayi, le choix du thème est motivé par le fait que les utilisateurs sont confrontés à d’énormes difficultés dans la lecture de certains pronoms, car, jusqu’à ce jour ces pronoms s’écrivent de la même manière or dans le parler, l’intonation permet de les identifier et de les différencier. Il a expliqué que l’AK est conscient de ces problèmes et veut œuvrer en vue de rendre la lecture facile aux usagers professionnels et aux amateurs. Il a rendu hommage au chef de l’Etat, Faure Gnassingbé,  défenseur des  langues  maternelles  et  nationales,  puis  réitéré  sa  reconnaissance  aux académiciens  pour  leur  disponibilité  à  répondre  aux invitations  pour  la  sauvegarde  du  patrimoine commun de communication.
Le représentant du ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Monsieur Franck Kadjia a souligné que c’est lorsqu’une langue est parlée qu’elle est vecteur de communication et d’échanges entre les différents membres d’une communauté, qu’elle perdure et se développe.
Il a indiqué qu’à l’heure ou l’enseignement des langues nationales s’affichent comme un objectif à atteindre pour tous les pays et en particulier le Togo, les académiciens ont l’obligation d’œuvrer à la production de documents didactiques et pédagogiques pour les enseignants. Monsieur Kadjia a souhaité de fructueux échanges aux académiciens pour l’atteinte des objectifs assignés.

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