A l’orée de la nouvelle année, l’artiste plasticien togolais Kokou Ekouagou a répondu à trois questions que nous lui avons posées. Pour lui, « l’année 2025 marque une étape de consolidation, de rayonnement international et d’engagement renforcé ». Lisez plutôt.

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Quel bilan pouvez-vous faire de l’année 2025 en tant qu’artiste de renommée ?

En tant qu’artiste plasticien et manager culturel en pleine reconnaissance, un bilan artistique de l’année 2025 pour moi partirait de mes œuvres majeures réalisées, sur le thème de la « Renaissance écologique » mêlant matériaux recyclés et techniques mixtes, des œuvres inspirées de l’identité culturelle africaine, du lien à la terre, et des récits de résilience.

Au cours de l’année qui finit dans quelques heures, j’ai fait une exploration de nouveaux formats, comme des installations éphémères, des arts visuels participatifs avec  une intégration sonore et d’écriture dans certains travaux.

J’ai participé à des expositions collectives un peu partout dans le monde surtout à Paris, participation remarquée avec des œuvres engagées sur le vivre-ensemble, la paix, la migration, la protection humaine.

J’avais pris part à la résidence internationale « Au-dessus du réveil » des RICAC 2025 dont je suis le directeur artistique au TOGO. Lors de cette résidence internationale j’ai réalisé des œuvres plastiques en dialogue avec d’autres artistes internationaux.  

Pour la même année, j’ai animé des ateliers pour enfants et jeunes en milieu urbain, fait des expositions sur le retour aux sources avec des œuvres sur l’héritage et la modernité, organisé  des formations, de la transmission et de l’impact social surtout dans mon centre « Atelier Ekouagou », sis au sein de ma résidence, dans le Grand Lomé.

J’ai animé également des panels de discussion artistique et culturelle qui ont conduit à des reconnaissances et partenariats.

Pour moi, l’année 2025 marque une étape de consolidation, de rayonnement international et d’engagement renforcé. Entre enracinement culturel et ouverture au monde, mon travail continue de bâtir des ponts entre art, identité, environnement et transmission.

Quelles sont les difficultés qui ont émaillé votre travail ?

Beaucoup de difficultés ont émaillé mon travail. En effet, j’ai des revenus fluctuants avec parfois une baisse des opportunités. Même avec la renommée, ce n’est pas du tout facile de maintenir une visibilité qui demande des efforts constants. Et la pression de maintenir un certain niveau artistique, de répondre aux attentes de ses créations en contribution…

Il faut beaucoup de discipline et de gestion dans la carrière artistique en maintenant une routine de travail et une organisation malgré le manque d’un bon cadre externe.

Il faut donc concilier création, promotion, vie personnelle, et éviter l’épuisement et ce n’est pas du tout facile.

Qu’espérez-vous pour la nouvelle année ?

Je pratique mon art de façon professionnelle depuis 26 ans et l’artiste que je suis a besoin d’aide technique et financière pour pouvoir soutenir mes avancées afin d’ajouter une plus- value à ma carrière artistique et pour plus encore porter haut le drapeau de notre cher pays le Togo à travers le monde entier. Et pour impacter la collaboration artistique et culturelle internationale.

Une subvention de notre gouvernement par le biais de notre ministère en charge de la Culture me permettra de mener à bien mes projets et mes recherches artistiques et de pouvoir participer plus efficacement aux expositions sur le plan international.

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