La Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) a accueilli, le 7 mai 2026 à Lomé, un atelier de renforcement des capacités consacré au Droit international humanitaire (DIH), en partenariat avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Croix-Rouge Togolaise (CRT).
Cette rencontre visait à mieux outiller les membres et le personnel de la CNDH sur les principes du DIH, ses interactions avec les droits de l’Homme ainsi que les mécanismes de collaboration avec les acteurs humanitaires.
Une trentaine de participants ont pris part aux travaux, présidés par le président de la CNDH, Me Kwao Ohini Sanvee. Les échanges ont porté notamment sur le mandat du CICR, les missions de la Croix-Rouge togolaise et les enjeux liés à la protection des populations en période de crise ou de conflit.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par les nouvelles dispositions constitutionnelles qui attribuent désormais à la CNDH un rôle consultatif auprès du Parlement et du Gouvernement sur les questions liées au Droit international humanitaire.
« Pour conseiller efficacement les institutions sur le DIH, encore faut-il en maîtriser les principes et les mécanismes », a souligné Kossi Edjam, président national de la Croix-Rouge Togolaise. Selon lui, le CICR et la CRT ont la responsabilité d’accompagner les acteurs nationaux dans l’appropriation des règles humanitaires internationales.
Du côté de la CNDH, l’initiative est saluée comme une étape importante dans le renforcement des capacités institutionnelles. Le président de la Commission, Me Kwao Ohini Sanvee, estime que le DIH occupe aujourd’hui une place stratégique dans la protection des populations civiles, notamment en période de conflits armés ou de crises humanitaires.
« Cette formation permettra à nos membres et à notre personnel de mieux comprendre les normes du DIH, d’en assurer la promotion et de contribuer davantage à leur respect », a-t-il déclaré.
Représentant la cheffe de délégation du CICR au Togo, Mme Sandrine Marandon a indiqué que plusieurs thématiques sont abordées au cours des travaux, notamment le mandat et les activités du CICR, les actions de protection humanitaire, le rôle de la Croix-Rouge Togolaise et de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), ainsi que les spécificités du Droit international humanitaire.
Les responsables du CICR ont insisté sur l’importance du dialogue avec les autorités nationales afin de garantir une meilleure application du droit international humanitaire au Togo.
En clôture, la CNDH et le CICR ont réaffirmé leur volonté de poursuivre les actions de formation et de sensibilisation afin de renforcer la protection des droits humains et des personnes vulnérables.







