La presse suisse, romande en particulier, était forcément dithyrambique après la qualification historique de la Suisse pour les quarts de finale de la Coupe du monde. « Que ce fut difficile mais que c’est beau, et bon! », résume ainsi Le Temps.

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La recette de ce succès obtenu aux tirs au but face à la Colombie ? « Du sang-froid, du caractère et du talent », souligne pour sa part Blick dans son titre, rappelant que la troupe du sélectionneur Murat Yakin a pu « briser enfin ce plafond de verre des 8es de finale en Coupe du monde. »

« Après 5 échecs consécutifs (1994, 2006, 2014, 2018 et 2022), la Nati s’est imposée à ce stade de la compétition (…), faisant preuve d’un sang-froid exceptionnel lors d’une séance de tirs au but irrespirable », décrit Blick.

« Manuel Akanji a cru un moment être le héros tragique, comme lors de l’Euro il y a 2 ans, en manquant son envoi, mais Gregor Kobel, solidaire et héroïque, est venu sauver le suivant pour ne pas laisser le poison du doute s’installer dans le camp suisse « , savoure Blick.

Yakin a gagné son pari

La Suisse a éliminé « un adversaire d’un tout autre calibre que les précédents », souligne sur son site internet la NZZ, rappelant que les Suisses ont abordé ce match en tant que « légers outsiders ». Et que l’absence de Johan Manzambi (3 buts et 2 assists dans ce tournoi), blessé, a affaibli sensiblement l’équipe.

« Une défaite suisse aurait sans aucun doute déclenché des débats sur la composition de l’équipe », estime d’ailleurs la NZZ. Mais « celui qui gagne a toujours raison ».

Et Murat Yakin a gagné son pari mardi. « S’adapter, être flexible, c’est le leitmotiv de Yakin, depuis cinq ans qu’il est à la tête de la sélection. C’est parfois déroutant, mais cela peut aussi servir. Par exemple quand un joueur clé se blesse juste 24 heures avant un huitième de finale », écrit d’ailleurs 24 Heures à ce sujet.

ats/alt

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