Le ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale, Mme MivédorSambiani Rose, représentant le Premier ministre, a ouvert, le mardi 5 décembre à Lomé, les travaux de la 24ème Assemblée générale ordinaire de la Chambre consulaire régionale de l’Union économique et monétaire ouest africain (CCR-UEMOA), sous le thème « Quels outils innovants pour répondre aux besoins de financement adéquat des PME/PMI de l’Union ». Mme Mivedor-Sambiani (au micro) ouvrant les travaux Cette session de trois jours, dernière de la mandature 2021-2024 est placée sous le signe de « la poursuite des objectifs d’efficacité ». Elle est initiée par la CCR-UEMOA en collaboration avec la Chambre du commerce et d’industrie du Togo (CCI Togo) dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action 2023 de cette chambre consulaire. Cette rencontre connaît la participation des délégués du Bénin, du Burkina Faso, du Mali, du Niger, du Sénégal, de la Guinée Bissau et de la Côte d’Ivoire. Les travaux permettront aux participants de faire le point de la mise en œuvre des recommandations issues de l’assemblée générale de décembre 2022 à Cotonou. Ces délégués vont aussi examiner les conclusions et recommandations des travaux des commissions techniques et ad’hoc, le rapport d’activités et la situation financière de l’institution, le rapport du Comité d’audit et de conformité (CAC), le rapport du Comité de suivi et de pilotage (CSP), et le plan d’actions de la mandature 2021-2024, ainsi que le budget de l’année 2024. L’objectif est d’amener l’union à progresser vers la réalisation de ses objectifs d’optimisation des capacités productives de l’espace, ainsi que vers le développement et l’amélioration des conditions de vie des populations. Il s’agit à termes, de renforcer l’intégration sous régionale qui, selon l’institution communautaire, demeure plus que jamais « un facteur de résilience et de solidarité des Etats face aux chocs exogènes ». Mme Mivédor-Sambiani a encouragé l’ensemble des acteurs du secteur privé de l’espace communautaire dans la quête de l’excellence et l’innovation et affirmé que la CCR-UEMOA est un puissant outil au service de l’intégration régionale. Pour le président de la CCR-UEMOA, Daouda Coulibaly son institution renouvelle son engagement d’œuvrer aux côtés de la commission de l’UEMOA pour renforcer la compétitivité et la résilience de l’économie de l’union. « En avril 2024, nous passerons le témoin à un nouveau collège de membres présidé par la Guinée Bissau. Il y a de quoi se satisfaire du chemin parcouru. Je me réjouir des réalisations que nous avons accomplies ensemble, ainsi que les orientations que nous avons adoptées pour redynamiser notre institution afin d’impliquer davantage le secteur privé communautaire dans le processus d’intégration », a indiqué le président. La présidente de la CCI Togo, Mme Manzinèwè Bitho a rappelé que les chefs d’Etat et de gouvernement, en créant la CCR-UEMOA, avaient pour objectifs, entre autres, d’assurer l’implication effective du secteur privé dans le processus d’intégration de l’Union à travers sa participation à la réflexion sur le processus d’intégration et la promotion des échanges commerciaux et des investissements. Elle a dit que la CCR-UEMOA doit véritablement œuvrer pour contribuer effectivement au développement du secteur privé de la sous-région afin que les opérateurs économiques des pays membres puissent parvenir à exploiter pleinement les opportunités offertes par la CCR-UEMOA. A en croire la présidente de la CCI Togo, des changements sont nécessaires pour « passer de la simple rhétorique à la concrétisation de partenariats sud-sud, véritable source de développement pour notre communauté. Les diverses rencontres, ainsi que les sessions de la CCR-UEMOA ne devraient-elles pas transcender les discours pour faire place aux rencontres B2B, à la signature de mémorandums d’entente, à la création de joint-ventures, à la création d’entreprises communautaires, à des prises de participations dans les sociétés et à des échanges d’affaires entre les opérateurs économiques des différents pays de la communauté ? », suggère Mme Bitho. AR/DHK






