La commune Ogou 3 a abrité, le mercredi 10 décembre, une cérémonie de remise officielle de jugements supplétifs et d’actes de naissance aux enfants, dans le cadre de la campagne nationale de rattrapage de l’enregistrement des naissances. Cette campagne nationale lancée le mercredi 12 novembre à Bagbé, dans la commune Avé 2 est initiée par le gouvernement avec l’appui technique et financier de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Ce projet piloté par le Ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières (MATGLAC) traduit de manière concrète la politique d’inclusion sociale, de justice et d’égalité des chances portée par le Président du Conseil, Faure Gnassingbé. 13 À travers cette opération, le Président du Conseil réaffirme sa volonté de garantir à chaque Togolais, dès la naissance, une identité juridique, condition indispensable à l’accès à l’éducation, à la santé, à la protection sociale et à la citoyenneté. Il s’agit là d’un pilier fondamental de son action en faveur d’un développement humain inclusif et durable.

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Le gouverneur de la région des Plateaux, le Général Maganawé Dadja, représentant le ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières a rappelé la portée essentielle de l’acte de naissance en ces termes : « L’acte de naissance n’est pas un simple document administratif. C’est le premier droit, celui qui ouvre la porte à tous les autres : l’identité, l’éducation, la santé, la protection et la citoyenneté ». Il a souligné qu’un enfant sans acte de naissance devient « invisible » aux yeux de la loi et de la société, d’où la nécessité de consolider durablement le système national d’état civil, pilier de l’inclusion sociale voulue par le Président du Conseil. Pour Mme Thi Hoang Mai Tran, représentante-résidente de l’OIF pour l’Afrique de l’Ouest, cette campagne traduit la volonté du Togo de lutter efficacement contre l’apatridie et de garantir les droits fondamentaux des enfants. Elle a salué l’excellence du partenariat entre le Togo et l’OIF dans la modernisation de l’état civil. Depuis des années, le Togo a engagé une réforme profonde de son système d’état civil, marquée notamment par la gratuité de l’enregistrement des naissances depuis 2022 ; la mise en place d’un comité technique dédié à l’état civil ; l’élaboration d’un diagnostic national complet ; la modernisation continue des services et les campagnes de sensibilisation à la déclaration dans les délais légaux. Ces actions structurantes ont permis une progression significative du taux d’enregistrement des naissances, réduisant considérablement le nombre d’enfants sans identité légale. Cette cérémonie a regroupé des autorités administratives, judiciaires et éducatives, le préfet de l’Ogou, le président du Tribunal d’Atakpamé, des responsables du secteur éducatif, des directeurs d’écoles ainsi que de nombreux parents d’élèves. L’évènement s’est achevé par la remise symbolique des actes de naissance aux bénéficiaires par le gouverneur et les autres autorités présentes. Un moment d’émotion et de joie pour les familles, désormais rassurées quant à l’avenir de leurs enfants, officiellement reconnus par l’État. Ce projet s’est déroulé sur toute l’étendue du territoire du 12 au 27 novembre, couvrant 25 communes avec un objectif de 5 000 jugements supplétifs et actes de naissance

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