La prochaine étape est déjà fixée. Les décideurs économiques de l’océan Indien se retrouveront à La Réunion en 2027 pour mesurer les résultats engagés dès maintenant. D’ici là, le mot d’ordre est de passer de la vision à l’action opérationnelle, avec des avancées concrètes, mesurables et suivies dans le temps.

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Pour le CEO Summit Indian Ocean 2026 ils étaient 650 participants issus de 23 pays, avec une centaine d’experts et de décideurs à la tribune, autour de 21 panels et sessions de networking. Trois résolutions opérationnelles immédiates en sont sorties, rapporte Tantely Rakotomalala, CEO de l’agence Becom, coorganisatrice de l’événement.Mais au-delà des chiffres, cette deuxième édition acte une mutation profonde, celle du passage d’une réflexion sur la coopération à une dynamique d’exécution concrète. Plusieurs alliances pour la transformation du bassin de l’Océan Indien en une puissance économique intégrée se sont ainsi conclues.

Première concrétisation, la plateforme directoi.com, pensée comme un outil d’intégration économique. Cette marketplace vise à connecter directement les entreprises de la région et à transformer les opportunités en contrats.

Deuxième priorité, l’agribusiness, érigé en pilier de souveraineté régionale. Un groupe de travail réunissant Madagascar, La Réunion et Mayotte est chargé de structurer des filières pilotes, en harmonisant les normes sanitaires et en développant le cabotage maritime pour réduire la dépendance aux importations lointaines.

Troisième axe, le renforcement de l’intelligence économique et du soft power régional, avec la mise en place d’un réseau d’expertise capable d’anticiper les risques et de porter un récit économique propre à l’océan Indien.

Mais au-delà des annonces, les intervenants ont insisté sur l’exigence d’exécution. “L’heure n’est plus aux effets d’annonce”, souligne Catherine Payet, CEO de Stratégies & Territoires. La mise en œuvre reposera sur une gouvernance structurée, des outils de pilotage et un suivi régulier jusqu’en 2027.

Le secteur privé se dit prêt à s’engager. Tiana Rasamimanana, pour le Syndicat des industries de Madagascar, appelle à une “chorégraphie synchronisée” entre États, entreprises et bailleurs, afin de garantir la cohérence des actions.

Même ligne du côté des autorités publiques. Pour le ministre de l’Industrialisation et du développement du secteur privé, Ny Riana Nampoina Raharimanjato, la réussite dépendra avant tout de la solidité des alliances public-privé. “Ce sont ces unions qui feront la différence pour transformer nos idées en croissance et en emplois”, déclare-t-il, appelant à agir sans délai.

par2424.mg

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