Les experts des ministères en charge des transports routier et maritime du Burkina Faso et du Togo échangent depuis le lundi 31 août à Lomé et ce jusqu’au 02 septembre sur les questions de transport et de transit routier et maritime entre les deux pays.
L’activité va permettre aux officiels et aux opérateurs économiques de discuter dans
un cadre bilatéral, des problèmes relatifs au transit routier et maritime entre les deux Etats. Il s’agit de trouver une entière satisfaction pour la libre circulation aux opérateurs économiques et aux transporteurs et par la même occasion protéger les infrastructures routières et maritimes des deux pays.
Les échanges portent sur les difficultés liées au transport de marchandises qui menacent la compétitivité et l’attractivité du corridor Lomé-Cinkassé-Ouagadougou. Ces difficultés se focalisent essentiellement sur la gestion de fret, la tarification du transport de marchandises et la multiplicité d’intermédiaires. Il y a aussi l’application du règlement 14 relatif aux véhicules transformés et hors gabarit dans la circulation, et à l’accès des transporteurs togolais au transport inter-Etats de passagers.
Le ministre togolais en charge du transport routier, Affoh Atcha-Dedji a indiqué que le transport routier représente plus de 70% de contribution de tout le secteur des transports au Produit Intérieur Bruit. Il a ajouté que ce secteur constitue un instrument de développement et d’intégration régionale du Togo, grâce à un système de transport en constance amélioration qui relie le Togo aux principales villes de la sous-région ouest africaine. Le ministre a déclaré que le gouvernement togolais a affiché clairement à l’ambition 5 de l’axe stratégique 2 de sa feuille de route 2022-2025, sa détermination d’affirmer la place du pays en tant que hub logistique et de services. Le ministre burkinabé en charge du transport routier, Mahamadou Zampaligré a expliqué que le Burkina Faso a fait du Port Autonome de Lomé, le premier port de transit. Il a précisé que le volume de marchandises importées depuis plus d’une dizaine d’années, soit 39% du trafic global en 2021 est estimé à environ 4.897.157 millions de tonnes. Le ministre a mentionné que la fidélité au port autonome de Lomé, amène le Burkina Faso en dépit des projets déjà réalisés, à rechercher encore à mieux assainir la chaîne des transports, à travailler à la facilitation des transports à l’amélioration des conditions de passage portuaires et à faire preuve de résilience face aux difficultés liées à la double crise sanitaire et sécuritaire. KYA/TJ






