La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a sensibilisé la communauté musulmane sur les violences basées sur le genre et les discriminations faites aux femmes en matière successorale et d’accès à la terre, le jeudi 1er septembre à Lomé.

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Cette activité entre dans la mise en œuvre de l’axe 2 du plan stratégique 2021-

2025 de la CNDH intitulé « Promotion d’une culture des droits de l’homme et renforcement de la protection ». Elle a pour objectif de contribuer à réduire les violences  basées sur le genre dans les communautés religieuses.

La communauté musulmane a été entretenue sur les violences faites aux femmes

et filles et leurs conséquences ; les discriminions en matière successorale et d’accès à la terre de la femme. Des partages d’expérience ont permis aussi aux participants de comprendre davantage la thématique. Il ressort des communications que la « violence faite aux femmes et filles » se définit comme un acte de violences basées sur le genre, entraînant ou pouvant entraîner, des souffrances ou des troubles physiques, sexuels ou mentaux. Elle se produit quotidiennement dans tous les pays. Cette violence est l’une des atteintes aux droits de la personne les plus fréquentes dans le monde. Par discrimination à l’égard des femmes, on attend tout acte fondé sur l’identité sexuelle des femmes, qui a pour objet ou pour effet de nuire à la reconnaissance, la jouissance ou l’exercice par les femmes, quel que soit leur état matrimonial, des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans les domaines politique, économique, social, culturel et civil ou d’accès à la terre.

Pour la vice-présidente de la CNDH, Mme Atitso Afi, la pandémie de la Covid-19 a accru les violences faites aux femmes. « C’est le moment d’attirer l’attention de tous sur ces violences, afin que tout le monde puisse participer à son éradication. En matière d’accès à la terre, les femmes sont toujours marginalisées alors que la loi dit que la femme et l’homme ont les mêmes droits en matière d’héritage », a-t-elle dit.

Le président de l’Union musulmane du Togo, El Hadj Inoussa Bouraïma a fait savoir que les textes coraniques et les hadiths sont clairs en matière de succession, précisant que la spoliation des biens des veuves et des orphelins est un péché. Il a appuyé ses dires par la Sourate 4 verset 2 du Coran : « Et donnez aux orphelins leurs biens; n’y substituez pas le mauvais au bon. Ne mangez pas leurs biens avec les vôtres : c’est vraiment un grand péché». Le président a souligné que ceux qui disposent injustement des biens des orphelins ne font que manger du feu. OAF/AR

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