Un peu plus de deux mois après la tenue des élections législatives, que son mouvement ANO a nettement remportées, Andrej Babiš a été nommé Premier ministre par le président de la République, Petr Pavel, au Château de Prague, ce mardi matin.
Cette nomination sera probablement suivie en début de semaine prochaine de celle des autres ministres de la nouvelle coalition gouvernementale, qui, outre ANO, sera composée du SPD (Liberté et Démocratie directe), parti d’extrême droite, et des Automobilistes (Motoristé), autre formation eurosceptique et très à droite sur l’échiquier politique tchèque.
Pour Andrej Babiš, milliardaire d’origine slovaque qui a fait sa fortune grâce au holding Agrofert, cette nomination, longtemps retardée par le chef de l’État après les élections en raison de son statut à la fois d’homme d’affaires et de membre du gouvernement qui le plaçait en situation de conflit d’intérêts, acte le grand retour au pouvoir, dans des fonctions de Premier ministre qu’il avait déjà occupées entre 2017 et 2021.
À 71 ans, Andrej Babiš, qui prend la succession du conservateur Petr Fiala à l’Académie Straka, devient également le responsable politique le plus âgé à diriger un gouvernement tchèque ou tchécoslovaque.
Auteur:Guillaume Narguet







