Démission. La ministre de l’Education nationale sortante, Marie Michelle Sahondrarimalala, annonce mettre elle-même fin à ses fonctions alors que son successeur n’est pas encore nommé. Censée assurer l’expédition des affaires courantes jusqu’à la désignation du prochain ministre, elle indique cependant que “les conditions ne permettent plus d’assurer de manière optimale la gestion et le bon fonctionnement du ministère, ainsi que la conduite efficace des affaires courantes”.
Pour la ministre sortante, cette situation vient du “contexte institutionnel, social et politique actuel” qui ne garantit plus la stabilité et l’efficacité du service public de l’éducation. Elle évoque la suspension de nombreuses activités et du travail au sein du ministère depuis le changement à la direction du pays. Elle espère qu’avec sa décision, les autorités compétentes pourront “prendre en toute légitimité les mesures appropriées” pour pallier les difficultés et pour “permettre la continuité du service public de l’enseignement”.
Depuis l’annonce de la dissolution du gouvernement par Andry Rajoelina le 29 septembre, puis la nomination d’un nouveau Premier ministre, les ministres sortants avaient pour mission d’expédier les affaires courantes. Cette disposition devait être maintenue avec la nomination d’un autre Premier ministre par le président de la Refondation de la République le 20 octobre. Mais depuis le départ en exil d’Andry Rajoelina et la désignation d’un chef d’Etat par intérim, Marie Michelle Sahondrarimalala avait annoncé “ranger au placard talons et costumes pour un moment”. Elle avait alors pris le leadership de la contestation du régime de la Refondation.
Dans sa déclaration publiée lundi, la ministre de l’Education nationale sortante annonce qu’elle demeure “pleinement investie, sous d’autres formes, dans la construction d’une nation malgache forte, digne et prospère”. Élue députée à Fianarantsoa sous les couleurs de la plateforme Isika Rehetra Miaraka Amin’i Andry Rajoelina (Irmar), elle devrait retrouver son siège à Tsimbazaza. En attendant la décision de la Haute cour constitutionnelle en ce sens, elle fait partie de la délégation d’Andry Rajoelina dans les discussions avec les missions internationales et dirige les mouvements de contestation dans les rues. Elle représente également le président déclaré absent par la HCC dans des missions plus nationales.
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