Le pays d’Emmanuel Macron vient de sortir du silence dans lequel il s’était emmuré depuis le début de la crise politique qui s’enlise au Togo et dont le bilan s’alourdit de plus en plus, avec environ douze morts dont au moins quatre blessés par balles depuis la mi-août selon Amnesty International.
Et rien que pour la journée de ce jeudi 19 octobre, l’opposition dénombre 44 blessés par balles réelles, 36 par bastonnade et trois décès au terme de la manifestation. Un chiffre que conteste le gouvernement. Le ministre de la sécurité, Yark Damehame, déclare qu’il n’y a pas eu de pertes en vies humaines en ce jour.
La France, à travers un communiqué, dit suivre avec préoccupation la situation au Togo et par ailleurs « condamne fermement les violences récentes qui ont fait plusieurs victimes ».
« Nous appelons les parties à l’apaisement et à entamer un dialogue », a écrit le ministère français des affaires étrangères. La situation reste très tendue au Togo et l’opposition entend poursuivre les manifestations.
« Demain, le mot d’ordre reste valable. Nous continuerons par manifester », a fait savoir Brigitte Adjamagbo-Johnson, le secrétaire général de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), un parti affilié à la coalition de l’opposition.
Au Togo, des dizaines de milliers de togolais sont dans la rue depuis le 19 aout 2017 pour demander la démission du président Faure Gnassingbé, le retour à la constitution de 1992 et le vote de la diaspora.
Source : www.cameroonweb.com







