Le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) n’a pas voulu divulguer d’autres informations. Une conférence de presse est prévue jeudi matin à Berne.
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Âgé de 61 ans, Philippe Rebord est le chef de l’armée suisse depuis le 1er janvier 2017. Le Valaisan avait succédé au Zurichois André Blattmann. Son contrat a été prolongé jusqu’au 31 décembre 2020, au-delà de l’âge de sa retraite, pour assurer la mise en oeuvre du développement de l’armée.
Réforme de l’armée et avions de combat
Dès son arrivée à son poste, il a repris plusieurs gros chantiers, comme la réforme de l’armée (DEVA), le programme d’armement BODLUV 2020 ou l’acquisition de nouveaux avions de combat.
La réforme de l’armée a été lancée en 2018. Elle prévoit d’améliorer la disponibilité des troupes. Avec la réforme, les effectifs doivent être réduits de 200’000 à 100’000 militaires. L’école de recrues continuera de durer 18 semaines.
Les procédures de renouvellement des moyens de défense sol-air de longue portée et de la flotte d’avions de combat sont quant à elles en cours d’évaluation. La facture totale se monte à 8 milliards de francs.
« Viola Amherd saura saisir l’opportunité »
« La nomination d’un nouveau chef de l’armée est un vrai défi pour la cheffe du département Viola Amherd », confirme le conseiller aux Etats Jean-René Fournier (PDC/VS), membre de la commission de la sécurité. « Mais je suis persuadé qu’elle saura saisir l’opportunité pour marquer son style de conduite au sein du département », estime-t-il.
Le successeur de Philippe Rebord devra être une personnalité qui rassemble au sein de l’armée, capable de mener les réformes entamées, et avec également une vision du développement de l’armée. « Le bassin d’officiers est assez large, on aura la ‘matière première’ nécessaire », assure Jean-René Fournier.
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