Selon le Collectif des Jeunes pour le Développement (CJD) en tant que membre de l’Organisation de la Société Civile, ayant pris le recul par rapport aux manifestations dans notre pays, a jugé important d’interpeler les acteurs politiques et le gouvernement à privilégier l’intérêt de nos populations et d’oublier un tant soit peu la politique politicienne.
Au niveau des acteurs politiques de l’opposition, le CJD n’a pas vu un discours modéré et apaisant. Que du contraire. Je cite : « marche de la colère, Togo mort », fin de citation. C’est une forme insidieuse d’appel à la violence et indirectement à la mort.
Et la suite nous donne raison dans les faits. Face aux évènements du 05 octobre 2017, le CJD a condamné la violence sous toutes ses formes et annoncé son intention d’organiser les victimes de la société civile en collectif pour porter plainte contre les organisateurs de ces manifestations violentes conformément aux articles 25 et 26 de la Charte des partis politiques et du nouveau code pénal togolais.
Au lendemain des manifestations, le ministère de la sécurité et de la protection civile a décrit dans un rapport rendu public l’ampleur des dégâts et des dommages causés aux honnêtes citoyens qui vaquaient librement à leurs occupations.
Le CJD s’interroge aujourd’hui sur la suite réservée aux mesures réparatrices en matière d’une justice équitable et des mesures sociales à apporter aux victimes des marches violentes.
Le CJD exhorte le gouvernement à prendre ses responsabilités et toutes les mesures adéquates pour mieux encadrer les manifestations et agir avec plus de fermeté par rapport aux manifestations violentes dans notre pays.
Le CJD, en collaboration avec les associations d’opérateurs économiques, lance un appel pressant aux autorités compétentes afin qu’une enquête soit ouverte pour situer les responsabilités et que les coupables soient punis conformément aux lois en vigueur.
Les victimes de la marche de la colère de la Coalition 14 de l’opposition sont nombreuses. Meurtries dans l’âme, elles se sont regroupées dans un collectif de victimes des marches et lancent aussi un appel aux Autorités de l’État afin qu’une enquête soit ouverte pour situer les responsabilités des uns et des autres et que les coupables soient punis conformément aux lois en vigueur dans notre pays, et les victimes dédommagées.
Le collectif des victimes du 05 octobre 2017 dit non à toutes manifestations violentes au Togo !
Que s’est-il passé ce 05 octobre 2017, par exemple ?
Ce 05 octobre 2017 vers 11h45’ une foule venant du pavé de Dékon à Assigamé a été arrêtée par les forces de l’ordre parce qu’elle voulait prendre la direction du grand marché, les forces de l’ordre a arrêté cette foule au carrefour NOPATO.
Et là, la foule a fait presque une heure en forçant la barrière des forces de l’ordre mais elle n’a pas pu passer et donc elle a repris le goudron vent de NOPATO à Immeuble FIATA. C’est à partir de l’Immeuble FIATA que certains militants ont commencé par bloquer les voies comme par exemple une barrière dressée au carrefour FIATA tout en menaçant les usagers de cette voie, et une 2ème barrière au carrefour Dékon avec la foule prenant le grand boulevard Notre dame des Apôtres en allant à la plage. Arrivés au carrefour de la voie qui mène au marché d’Attikpodji, certains groupes des manifestants ont pris le pavé d’Attikpodji et ont bloqué toutes les ruelles entrant au pavé et ont mis certains manifestants à chaque barrière pour la surveillance et le groupe a repris la direction du marché. Arrivés dans le marché, le groupe menace les bonnes dames tout en renversant leurs marchandises au sol et de là certaines vendeuses ont pris la fuite en laissant leurs marchandises et dans ce groupe il y a des gens qui volent.
Lorsque les vendeuses ont pris refuge dans l’enceinte du marché les manifestants ont escaladé le mur pour rentrer dans l’enceinte pour saccager les marchandises des bonnes dames précisément celles qui vendent les poissons et les autres membres de ce groupe qui sont en dehors de l’enceinte lapident les gens.
La foule qui a pris la possession de la voie vers le boulevard Notre Dame des Apôtres, arrivé au carrefour de la plage (Festival de Glaces) un autre groupe a pris le pavé pour MAROX (Abattoir) pour rentrer dans le marché et là ils menacent les commerçants et les jettent des pierres, d’autres sur leurs motos rentrent à toute vitesse au cœur du marché et arrachent les produits et argent des commerçants, de là, l’on pouvait lire l’identification de la moto 8404 BX portant deux manifestants tout en frappant du pied les étalages des bonnes dames…
A partir de 20h, au carrefour de Dékon, les manifestants ont brûlé au bord de la route les étalages des vendeurs et de portables sur la voie qui quitte Dékon vers Amoutivé, et le long de ce tronçon, les manifestants ont brûlé les tables et étalages des bonnes dames. Voilà un exemple inacceptable des manifestants des partis politiques.
Le CJD, en collaboration avec les associations des opérateurs économiques, rappelle que la Charte des partis politiques, claire et sans détour, stipule en ses articles 25 et 26, ceci :
Article 25 – Quiconque dirige ou administre un parti politique en violation des dispositions de la présente Charte, encourt une peine de 3 à 12 mois d’emprisonnement et une amende de 100.000 à 500.000 F CFA ou d’une de ces deux peines… En cas de récidive, le maximum de la peine prévue ci-dessus sera porté au double.
Article 26 – Sera puni conformément aux lois en vigueur, tout dirigeant de parti politique qui, par ses déclarations publiques, écrits ou démarches, incite à la violence, au tribalisme, au régionalisme, au racisme, à la xénophobie ou à l’intolérance religieuse.
A défaut de dispositions pénales réprimant de tels faits, le dirigeant sera puni des peines prévues à l’article 25 de la Charte.
Les articles punitifs de la Charte des partis politique sont renforcés par le nouveau code pénal togolais… qui punit aussi toute apologie de la haine et de la violence.
Nous proposons que les organisateurs des marches souscrivent désormais les assurances pour couvrir les dommages et intérêts causés lors des marches qu’ils organisent.
Je vous remercie.
Fait à Lomé le 06 novembre 2017,
Ont Signé : CJD







