Je ne pense pas qu’Airbnb soit une solution pour les investisseurs qui ont des vacants en périphérie.Hervé Froideveaux, spécialiste de l’immobilier chez Wüest&Partner

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Mais selon Raiffeisen, cette sur-offre sur le marché locatif pousse de plus en plus de bailleurs et d’investisseurs à proposer leur appartement sur Airbnb afin d’assurer la rentabilité de leur bien.

Surtout dans les régions touristiques

Pour Hervé Froidevaux, spécialiste de l’immobilier chez Wüest&Partner, ce phénomène reste cantonné aux villes et aux régions touristiques. « En station, il y a des parts de marché d’Airbnb très importantes, jusqu’à plus de 50%. Et puis, il y a une partie du marché dans les villes, mais en dehors non. Ce n’est pas dans les régions avec un nombre important de logements vacants que cela va se développer: la demande pour des logements de ce type-là est relativement faible et donc la rentabilité aussi. Je ne pense pas qu’Airbnb soit une solution pour les investisseurs qui ont des vacances en périphérie », analyse-t-il.

Réglementations

En trois ans, le nombre de logements proposés sur Airbnb a doublé en Suisse: il y en a environ 60’000 aujourd’hui, principalement dans les régions touristiques alpines et en particulier dans le canton du Valais.

Mais Hervé Froidevaux rappelle que les règles se durcissent. « Il y a toute une réglementation dans les cantons et dans les villes, qui empêche de sortir d’une utilisation pour du logement classique et d’en faire une utilisation commerciale », estime-t-il.

En revanche, selon Raiffeisen, cette pratique comporte des risques, notamment dans les villes qui connaissent déjà une pénurie de logements.

Romain Bardet/jvia

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