Le Premier ministre libanais Saad Hariri a annoncé mardi qu’il allait démissionner. Sa décision fait suite au soulèvement populaire sans précédent qui touche le pays depuis deux semaines.
« Je me rends au Palais de Baabda pour présenter la démission du gouvernement au président de la République », a déclaré Saad Hariri lors d’une brève allocution télévisée, accueillie par les vivats de la foule qui l’écoutait en direct sur les lieux de rassemblement.
Le pouvoir n’avait fait jusqu’à présent aucune concession significative face à la colère populaire déclenchée le 17 octobre par l’annonce d’une taxe sur les appels via la messagerie WhatsApp. Ce nouvel impôt a été annulé mais la colère n’est pas retombée, la foule réclamant une démission en bloc d’un gouvernement jugé incompétent et corrompu.
Un plan de réformes qui n’a pas convaincu
Lors d’un discours télévisé le 21 octobre, Saad Hariri avait annoncé un plan de réformes, qui n’avait pas convaincu les foules: mesures contre la corruption, budget sans nouveaux impôts, programme de privatisations pour lutter contre le dysfonctionnement des services publics, aides en faveur des plus défavorisés…
De son côté, le président Michel Aoun avait évoqué le 24 octobre la possibilité d’un remaniement ministériel qui ne s’est pas concrétisé en raison des divisions internes à son gouvernement.
afp/lan







