La Commission Nationale des Droits de l’Homme a célébré ce 09 mai 2025 à son siège à Lomé cette journée .C’est à la faveur d’une  rencontre d’échanges sur la présomption d’innocence et la détention préventive, que de différents acteurs se sont retrouvés. 

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En effet, la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples a, lors de sa 55e session ordinaire en avril 2014 à Luanda en République d’Angola, adopté des lignes directrices sur les conditions d’arrestation, de garde à vue et de détention provisoire en Afrique.

De plus, les Institutions nationales des droits de l’homme (INDH) réunies à Yaoundé au Cameroun en 2015, ont convenu dans une déclaration dite déclaration de Yaoundé, de travailler ensemble à la réduction de l’usage excessif de la détention provisoire en Afrique. 

Ce qui a abouti au choix de la date du 25 avril comme « Journée africaine de la détention provisoire » ; une journée qui devra être célébrée par toutes les institutions africaines des droits de l’homme de manière à œuvrer pour la réduction de l’usage excessif de la détention préventive. 

Dans son discours, le prédisent de la CNDH, Me Ohini Kwao SANVEE  a souligné que cette rencontre se déroule « en présence des acteurs de la chaîne pénale est non seulement opportune mais également capitale en ce sens qu’elle nous offre une plateforme de dialogue sur deux piliers fondamentaux de l’Etat de droit et de la justice équitable à savoir : la présomption d’innocence et la détention préventive« . 

A sa suite, Kodjo Gnambi Garba, 2e vice-président de la CNDH, président de la sous-commission prévention, a plaidé pour une recherche collective de stratégies pour mieux gérer les cas de détention préventive. Il a reconnu que des efforts sont faits mais qu’ensemble, les choses peuvent être mieux gérées. 

Une communication portant sur le «Lien entre détention préventive et surpopulation carcérale» avec pour finalité d’élaborer des stratégies pour réduire significativement la détention préventive au Togo a été faite. 

En effet, la célébration de la journée africaine de la détention provisoire, est une occasion pour sensibiliser sur la situation des personnes qui sont gardées en détention sur des périodes prolongées sans procès, et aussi d’encourager les Etats africains à adopter des lois conformes aux standards internationaux en matière de détention et de promouvoir l’utilisation des mesures alternatives à la détention. 

En effet, le recours excessif à la détention provisoire est un facteur contributif majeur à la surpopulation carcérale. Ainsi, les Lignes directrices de Luanda s’emploient à promouvoir la mise en œuvre effective par les Etats signataires des obligations nées de la Charte africaine, dans le contexte spécifique de l’arrestation, de la garde à vue et de la détention provisoire.

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