Ce samedi 20 juin à Lomé s’est tenu un atelier commémorant la journée des droits de la femme et le premier anniversaire de l’adoption de la C190 et la Recommandation 206. Cette initiative de l’IUTA-Togo a rassemblé une trentaine de participants dans le respect des mesures barrières en cette période de pandémie du coronavirus.

Cette rencontre est donc la première de cette année 2020 du moment où les activités liées à la journée internationale du droit des femmes n’ont pas pu se tenir. Les premiers cas de contamination à la covid-19 étaient déjà enregistrés. Pour ce présent atelier, les participants ont orienté leurs réflexions sur les négociations en vue de la ratification de la convention C190. La finalité est de venir à bout de tout harcèlement et violence à l’égard des femmes en milieu professionnel sans distinction de secteur ni de rang social.

« Si nous regardons un peu l’historique de la journée du 08 mars, nous restons convaincues que cette journée des droits des femmes reste toujours d’actualité et qu’à travers la lutte des femmes, la lutte des organisations syndicales, les conditions des femmes vont s’améliorer », souligne Mme VIHO Emilie, coordinatrice du projet Femmes UITA-Togo. Elle en veut pour preuve l’adoption de la convention C190 , il y a un an sur la violence et le harcèlement dans le monde du travail.

L’atelier a pour thème : « les femmes de l’UITA Togo s’approprient la convention 190 pour sa meilleure négociation et sa ratification » . Et pour l’occasion, Mme Claire QUENUM, Coordinatrice de l’ONG Floraison (très active sur les questions du genre, ndlr) a échangé avec les participants autour des réels enjeux qui entourent les droits des femmes, le harcèlement en milieu professionnel, la contribution des hommes, la nécessité pour les femmes d’étudier, d’avoir une vie professionnelle épanouie, entre autres. Elle a aussi évoqué l’actualité du coronavirus, la célébration de la journée des droits des femmes et les violences sexuelles qui ne cessent d’être enregistrées un peu partout dans le monde en ces temps de pandémie doublé de crise économique.
La C190 donne aux syndicats la force nécessaire pour combattre la violence et le harcèlement dans le monde du travail.
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