Kara, Le respect du salaire minimum interprofessionnel garanti

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(SMIG) pour les employés des bars et restaurants à Kara n’est pas encore effectif. Dans le quartier Adabawéré, les serveuses de bar gagnent en deçà de ce SMIG qui est actuellement de 35.000 FCFA au Togo.

La pléthore de bars dans la ville de Kara est une opportunité de travail pour les filles qui en cherchent. Seulement pour celles qui en trouvent, la rémunération ne répond pas à leurs attentes. Cette réalité est vécue par Déborah et Lauriane, serveuses dans un bar à Adabawéré.

Déborah, 23 ans, joliment habillée et maquillée, cheveux bien nattés sur la tête, raconte ce qu’elle vit : « Je suis serveuse dans ce bar depuis le 13 février 2021. A mon arrivée le patron du bar me payait pour commencer 20.000 F CFA et après un temps, il va augmenter quelque chose. Bientôt je ferai deux ans mais c’est toujours le même montant que je gagne ça ne suffit pas pour couvrir mes besoins ».

A la suite de Déborah, Lauriane, cheveux coupés au ras, visage amère et désagréable, assise au coin du bar, le pied gauche sur le pied droit se lamente : « Je servais dans un autre quartier avant de venir ici. J’étais payée à 25.000 F CFA et je me disais que ce n’était pas beaucoup. Pour moi, la propriétaire me trichait. J’avais appris que tous ceux qui n’ont pas assez fréquenté gagnent 35.000 F CFA. Pour moi, je travaille beaucoup et je gagne moins du SMIG, ce n’est pas normal. Alors j’ai décidé de quitter pour chercher mieux ailleurs. Malheureusement j’arrive ici et depuis janvier, je me retrouve avec 18.000 FCFA à la fin du mois, que faire !».

Karbou, la cinquantaine, cheveux grisonnant, propriétaire de bar s’explique sur le traitement dérisoire auquel il soumet ses serveuses : « Cela est dû à la mévente à cause du foisonnement des bars dans la ville de Kara et des taxes de l’OTR ».

La rémunération demeure dérisoire et diffère d’un bar à un autre.

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