Des femmes membres des groupements de transformateurs et de restaurateurs identifiées dans les préfectures de l’Ogou, de l’Anié et de l’Est-Mono prennent part du 5 au 9 juin à Atakpamé à un atelier de formation sur la sécurité sanitaire des aliments.
Cette formation est initiée par l’ONG ODJOUGBO (persévérance en langue Ifè) avec l’appui financier du Fonds national d’apprentissage, de formation et de perfectionnement professionnels (FNAFPP). Elle entre dans la mise en œuvre du projet « formation des groupements de transformateurs, de restaurateurs des préfectures de l’Anie, de l’Est- Mono et d’Ogou sur la sécurité sanitaire des aliments » pour la promotion de l’hygiène alimentaire. L’objectif est d’outiller les membres des groupements de transformateurs et de restaurateurs sur les questions de sécurité sanitaire des aliments.
Les participantes vont être formées sur l’hygiène des restaurants et cantines et la notion de qualité des aliments. Elles vont également être outillées sur l’hygiène des opérateurs, la gestion de l’eau dans la préparation des aliments, les types de contamination des aliments ainsi que sur l’hygiène des matières premières. Ces travaux théoriques seront couplés des exercices pratiques pour évaluer le niveau de maitrise et d’acquisition des bénéficiaires de la formation.
La coordinatrice de l’ONG ODJOUGBO, Mme Odah Kawodjou Atchanhan a fait savoir que cette formation a été motivée suite aux rapports de 2016, 2017, 2018 et 2019 de la direction de l’assainissement des Plateaux, dans les préfectures d’Ogou, de l’Anié et de l’Est- Mono en termes d’hygiène alimentaire. Ces rapports, dit-elle, révèlent que les gastro-entérites et les infections d’origine alimentaire, représentent respectivement 12%,15%, 20% des consultations internes dans ces localités. Pour Mme Odah l’eau insalubre utilisée pour le nettoyage et la transformation des aliments, et la mauvaise application des normes réglementaires sont un risque en termes de santé des consommateurs.
La représentante du secrétaire exécutif du FNAFPP, Mme Kwaku Enyonam a fait savoir que « l’on ne doit pas contracter des maladies en voulant manger pour nourrir son organisme ». Elle a indiqué qu’il faut être en bonne santé pour bien travailler et contribuer au développement du pays.
Les représentantes du préfet de l’Ogou et du maire de l’Ogou 1 Mmes Sena Akuéssi et Ottou Ametohè ont exhorté les participantes à l’assiduité et au travail pour tirer le meilleur profit de cette formation en vue d’améliorer leurs prestations en termes de restauration dans leurs localités respectives. NY/BV






