Portée par l’Ordre national des experts comptables et comptables agréés du Togo, ONECCA-Togo, avec l’appui de partenaires techniques et financiers, et lancée en présence du Dr Tchakei Essowavana Ousmane, Conseiller-maître et Président de la 3ᵉ chambre de la Cour des comptes, la session de formation de la 2ᵉ vague de comptables publics togolais sur les normes comptables internationales du secteur public, IPSAS, s’est achevée le jeudi 4 juin 2026.
L’objectif de cette session : ancrer la transparence et la rigueur dans la gestion des finances publiques.
Longtemps peu enseignées dans les universités togolaises face à la comptabilité privée, les normes IPSAS s’imposent aujourd’hui avec la modernisation des finances publiques.
« Nos programmes sont restés longtemps centrés sur la comptabilité privée et budgétaire. Or le monde évolue vers la comptabilité en droits constatés. Il faut s’adapter », a rappelé Dieudonné Djilanta Djétéba, président de l’ONECCA-Togo.
Contrairement à la comptabilité de caisse qui enregistre uniquement les flux d’argent, les IPSAS imposent la comptabilité d’exercice. Elle prend en compte l’ensemble des actifs, passifs, charges et produits. Résultat : une image complète et fiable du patrimoine de l’Etat, de ses dettes implicites comme les retraites ou engagements juridiques, et de l’impact réel des politiques publiques.
« Les normes évoluent vite et sont déjà appliquées dans plusieurs pays. L’enjeu est de donner aux comptables publics les bons réflexes », a expliqué Nicodème Adzra, formateur au cabinet Eulys Solutions.
Il s’agit d’aider les administrations publiques à produire des états financiers conformes, sincères et comparables. Une condition essentielle pour une reddition des comptes crédible et pour gagner la confiance des citoyens et des bailleurs internationaux.
SerAz






