Aux prises avec une importante pénurie de personnel dans ses écoles, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) doit mettre un terme au programme de retraite progressive de ses enseignants.

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Selon la présidente de la CSDM, Catherine Harel Bourdon, la direction a en effet dû refuser 76 des 86 demandes d’horaires allégés ou de retraites progressives qui lui ont été soumises pour l’an prochain en raison d’un manque criant de personnel.

« On n’accepte que les dossiers pour cause humanitaire ou de santé », a précisé Mme Bourdon à l’émission Gravel le matin en prenant soin de préciser que ce n’est pas de gaîté de cœur que son administration a dû prendre une telle décision.

Le programme de retraite progressive permet aux enseignants en fin de carrière de faire des semaines de trois ou de quatre jours pour leur permettre de quitter leurs fonctions de façon progressive.

Or, c’est pour préserver la stabilité des élèves dans les classes que la CSDM a dû suspendre les horaires allégés, selon Cahterine Harel Bourdon, qui explique que des classes se sont retrouvées avec des professeurs suppléants différents chaque lundi pendant des semaines en raison de la pénurie de personnel combinée à des départs progressifs.

« Parfois, nous étions tellement en pénurie de suppléants que nous n’arrivions plus à trouver un suppléant le lundi et on se retrouvait dans ce qu’on appelle des « remplacements d’urgence ». Ça, ça veut dire que les autres membres du personnel de l’école doivent porter le fardeau de l’enseignant qui est en retraite progressive. »

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