Les membres du Comité de l’Administration et des Finances (CAF) de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont participé, à Lomé, à un séminaire de sensibilisation consacré à la conformité en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération (LBC/FT/FP). Un séminaire organisé par le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) et ouvert par la CEDEAO, en présence, notamment, de : Tchaa Bignossi Aquiteme, président de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF-Togo), Anakpa Essokiza, directeur général du Budget du Togo.

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L’enjeu de cette rencontre, au-delà de la sensibilisation, est d’ordre financier. En effet, depuis 2023, le GIABA, basé à Dakar, subit une réduction de ses ressources en raison de la baisse des recettes communautaires et des retards de contributions des États membres. Cette situation a freiné la mise en œuvre de plusieurs de ses missions, notamment les évaluations mutuelles et les programmes d’assistance technique. Le séminaire de Lomé a donc permis d’obtenir un engagement clair du CAF en faveur d’une hausse des allocations budgétaires dès le cycle 2026.

« Il s’agit de garantir un financement pérenne pour permettre au GIABA de poursuivre ses missions », a souligné son directeur général, Edwin W. Harris Jr.

Les conclusions confirment l’engagement des États membres à renforcer le financement du GIABA et à doter la CEDEAO d’outils plus solides pour faire face aux crimes financiers transnationaux.

SerAz

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