Le lundi dernier, après environ deux semaines de paralysie et d’incertitudes, le décor des terminaux du Port autonome de Lomé (PAL) a renoué avec les gilets jaunes des dockers. Ces derniers avaient répondu au mot d’ordre de grève de 72 heures du Syndicat des agents du Port autonome de Lomé (SYAPAL), déclenché entre le 11 et le 13 août, pour exiger l’application d’anciens accords, la revalorisation du statut des manutentionnaires et des treuillistes, ainsi que le renforcement de la sécurité des agents. Ce qui a occasionné un bras de fer avec l’administration portuaire qui, en représailles, a restreint l’accès au site aux grévistes non reconduits, tout en engageant en urgence le recrutement et la formation de nouvelles équipes afin de maintenir la continuité des opérations.
Mais, face au risque d’une congestion majeure de la chaîne logistique nationale et régionale, la direction générale du port et les responsables du SYAPAL ont intensifié leurs pourparlers directs. Les négociations ont ainsi débouché sur des garanties fermes de la direction concernant le traitement de plusieurs revendications prioritaires. Cet engagement mutuel a immédiatement levé les interdictions d’accès et scellé la réintégration des dockers écartés. Ce qui sécurise le fonctionnement du principal poumon économique du Togo, une plateforme qui traite plus de 35 millions de tonnes de marchandises par an et franchit le cap des 2 millions de conteneurs EVP.
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