Le Programme d’identification Unique pour l’intégration Régionale et l’Inclusion en Afrique de l’Ouest (WURI) a rassemblé de nombreuses personnes à Lomé. Durant trois jours, des représentants de pays concernés ont eu à faire des partages d’expérience. Jeudi 19 mai, les rideaux sont tombés sur cette rencontre.
Tenue en présentiel, cette activité vient après deux ans d’interruption due à la Covid-19. « Cette rencontre avait pour but de faire un état des lieux de la mise en œuvre de ce programme à l’intérieur des six pays membres du Programme WURI, de voir le niveau atteint, les perspectives pour l’avenir et surtout de discuter sur la question de l’interopérabilité. Des expériences ont été partagées étant donné que les pays ne sont pas au même niveau d’implémentation de mise en œuvre. Les résultats obtenus donnent une compréhension beaucoup plus efficiente et efficace des procédures de passation de marché, le projet ayant une forte connotation digitale qui nécessite une attention particulière des États », a souligné Sileté Devo, Directeur général de l’Agence national d’identification, point focal du projet WURI.
Ces trois jours de travaux ont permis aux pays membres de mettre à niveau le cadre juridique et institutionnel, la mise en place du système et comment s’y prendre une fois opérationnel.
Le Programme WURI concerne les pays comme le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Niger, le Burkina Faso et le Togo. Elle vise à réduire l’indisponibilité de pièce d’identité, un mal qui impacte des millions de personnes. A l’horizon 2028, 100 millions de personnes pourraient être dotées de preuve d’identité.
Le programme WURI est financé à hauteur de 273 millions $, soit plus de 164 milliards FCFA par la Banque mondiale et devrait aider les États de la CEDEAO à mettre en place des systèmes d’identification de base qui incluent toute personne présente physiquement sur leurs territoires, indépendamment de sa nationalité, de sa citoyenneté ou de son statut juridique.






