Observée dans le monde entier chaque 19 septembre, la journée internationale de sensibilisation aux morsures de serpents a été célébrée, cette année à Lomé, le mercredi 23 septembre dernier. Ce, à travers une conférence de presse au cours de laquelle Dr Gnossike Piham, coordonnateur du Programme national de lutte contre les maladies tropicales négligées (PNMTN), a donné quelques réflexes qui sauvent des vies en cas de morsure de serpent.
Selon lui, étant donné que le venin circule vite avec l’effort, il est impérieux d’évacuer immédiatement la victime vers un centre de santé le plus proche, bien entendu, en prenant soin d’immobiliser le membre mordu et rester calme. Il recommande de retenir si possible la description du serpent sans chercher à le capturer ou le tuer. Aussi conseille-t-il aux populations de porter des bottes et des vêtements qui couvrent bien le corps en zone à risque, surtout la nuit et en saison des pluies.
Il n’a pas manqué d’évoquer les gestes à proscrire en cas de morsure par un serpent, entre autres, la pose de garrot, expliquant que ce geste aggrave les dégâts tissulaires et peut coûter le membre ; l’incision, la succion de la plaie, précisant que ces gestes n’éliminent pas le venin ; l’administration de remède traditionnel non prouvé qui retarde la prise en charge.
Au-delà de tout, pour Dr Gnossike, le temps est le facteur le plus déterminant dans la prise en charge d’une victime de morsure de serpent : « Chaque heure perdue avant l’administration du Sérum antivenimeux (SAV) augmente le risque de décès ou de séquelles irréversibles ».
Ainsi invite-t-il les populations à s’approprier ces réflexes pour contribuer à réduire les décès et les complications liés aux morsures de serpents.
SerAz






