L’objectif de la présente rencontre et des échanges que le Gouvernement et sa Majorité ont voulu avoir ce matin avec les médias n’est pas de répondre aux différentes déclarations auxquelles l’on assiste presque quotidiennement de la part de certains partis ou regroupements de partis politiques, en particulier la Coalition des 14 partis de l’opposition.

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Il ne s’agit pas non plus de contribuer à alimenter et entretenir des débats et polémiques stériles concernant le processus électoral ou des faits divers. La plupart des déclarations et des accusations formulées, notamment par la Coalition des 14 partis de l’opposition et certaines associations dites de la société civile, sont des affabulations et souvent des affirmations mensongères et tronquées qui procèdent de manœuvres d’intoxication et de désinformation et qui ne méritent pas que l’on s’y attarde outre mesure.

Il nous est apparu opportun et souhaitable d’éclairer les médias, et par devers eux, l’opinion nationale et internationale sur le processus électoral, notamment le recensement électoral en cours qui entre dans le cadre des préparatifs en vue des élections législatives du 20 décembre 2018, et sur l’état d’avancement dans la mise en œuvre des décisions et recommandations de la CEDEAO relatives à la situation socio-politique dans notre pays.

Nous n’allons pas non plus nous substituer à la Commission Electorale Nationale Indépendante, la CENI, à qui revient le rôle et la responsabilité, en premier lieu, d’informer et d’édifier la population, les acteurs politiques et tous ceux qui le souhaitent, concernant les détails du recensement électoral et de répondre aux questions et aux préoccupations éventuelles qui peuvent être soulevées.

Nos interventions et nos échanges s’articuleront autour des principaux points ci-après :

– Le rappel des décisions et recommandations de la 53ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO tenue à Lomé le 31 juillet 2018 relatives à la situation socio-politique au Togo, notamment celles touchant aux élections législatives, aux réformes constitutionnelles,

aux mesures de confiance et d’apaisement et à la question du vote des Togolais résidant à l’étranger ;

– Le rappel du relevé de conclusions de la deuxième réunion du Comité de suivi en date du 23 septembre 2018 et des dispositions pertinentes du code électoral relatives à la composition de la CENI et de ses démembrements (et quelques brefs commentaires et observations concernant les implications qui en découlent) ;

– Enfin, nous seront disposés à répondre à vos questions et à évoquer certaines allégations concernant des incidents ou actes de violences qui se seraient produits ici ou là, notamment les agressions ou intimidations à l’encontre des membres ou des responsables de partis politiques.

Bien entendu, c’est réconfortant de constater que, malgré les mots d’ordre de la Coalition des 14 partis de l’opposition, intimant à la population de rester à l’écart des opérations d’enrôlement des électeurs et de boycotter le recensement électoral, ce regroupement politique et ses leaders manifestent un réel intérêt et suivent assidûment et attentivement les activités et les opérations en cours ! Tous les observateurs au­ront également constaté la forte mobilisation et l’engouement qui caractérisent jusque-là les opérations d’enrôlement sur toute l’étendue du territoire national. Il faut s’en féliciter et, surtout, louer le civisme et le patriotisme des populations togolaises.

1) Rappel des décisions et recommandations de la 53ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO tenue à Lomé le 31 juillet 2018 relatives à la situa­tion socio-politique au Togo

Ces décisions et recommandations, faut-il le rappeler ici, portent essentiellement sur :

  1. a) L’organisation, le 20 décembre 2018, des élections législatives sur la base d’une révision intégrale du fichier électoral

A ce propos, il est utile de souligner que la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement avait pleinement et dûment pris acte des dispositions déjà engagées à l’époque, notamment par la CENI, en vue de la préparation et de l’organisation des élections. C’est pourquoi la Conférence avait en conséquence préconisé, non pas le lancement ou le démarrage ex nihilo mais l’accélération et la finalisation du recensement électoral pour établir des listes électorales fiables.

C’est également en tenant compte de la CENI déjà installée, de la non-présence en son sein de toutes les composantes et entités prévues par le code électoral et du processus électoral déjà en cours que la Con­férence avait demandé le renforcement de ce processus par le fonctionnement effectif avec une participa­tion inclusive de l’ensemble des acteurs à la CENI.

Sur cette base et dès lors que la CENI a été constituée depuis le … 2017, fonctionne valablement et mène légitimement ses activités dans le respect du code électoral, il n’est pas juste et exact de dire que le proces­sus électoral serait conduit et se déroulerait de manière unilatérale.

  1. b) L’adoption des réformes constitutionnelles

A ce propos, la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement a donné des orientations et fixé les axes de ces réformes en demandant de prendre en compte, entre autres, les points suivants :

– Le mode de scrutin à deux tours pour l’élection du Président de la République ;

– La limitation à deux du nombre de mandats présidentiels ;

– La recomposition de la Cour constitutionnelle pour notamment revoir sa composition et limiter le nombre de mandats de ses membres.

Ce point est clair, précis et explicite et n’appelle pas de commentaire particulier. Le Gouvernement a pratiquement bouclé l’élaboration d’un projet de révision constitutionnelle en se conformant aux orientations et axes définis par les décisions et recommandations de la CEDEAO. Ce projet sera formellement adopté

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