Le village d’Akato a été fondé par le grand-père Avoussou selon le porte-parole de la famille. Un conflit oppose la famille à celle de Massemé. Les deux familles s’opposent jusqu’à ce jour. Lors d’une récente sortie médiatique, la famille Massémé a accusé les Avoussou de faire usage de « gros bras ». Les accusés disent n’avoir pas fait de telles choses.
« C’est plutôt les Messemé qui font usage des gros bras. Après leur sale besogne, ils passent directement la frontière et rentre dans le Ghana voisin. Combien de fois, ils ne nous ont pas fusillés sur nos propres terres, dans nos propres maisons ? A l’heure où nous parlons et malgré le sursis de la cour d’appel, les Massemé continuent de faire des chantiers comme si de rien n’était. C’est toujours pareil tous les jours. Quand on a raison on n’utilise pas la force ou sa position sociale », a fait savoir Kwami Tavina le mandataire de la collectivité Avoussou. Il fait savoir que la paix est plus importante , d’où le dialogue. Mais au pire, l’affaire peut être remise dans les mains des dieux si tout le monde le veut bien.
Pour les parcelles disputées, les Avoussou brandissent des preuves matérielles et immatérielles. Selon la généalogie qu’ils ont retracé, les Massemé ne font que la 4è génération des descendants d’Avoussou. Plus loin, leur aïeul (Massemé) ne serait en réalité qu’«un enfant adoptif » de la grande famille.
Depuis la création du village Akato-Avoémé, apprend-on, le trône est toujours revenu aux descendants d’Avoussou. Après le décès du dernier chef, il n’y a plus d’autorité coutumière dans la localité.
La tombe présentée comme la plus vieille tombe de la localité date de 1963 et relève des descendants d’Avoussou. Un autre procès est attendu d’ici peu pour voir à qui reviendront selon la Justice le droit de propriété sur les 93 hectares en jeu. Selon le premier verdict, les Massémé devrait avoir 39 hectares mais après , ils ont fait appel et l’affaire et tout leur est revenu en totalité.
Selon les informations, les Massemé reconnaissent tout de même être parentés aux Avoussou qui disent avoir tous les documents prouvant qu’ils sont les vrais propriétaires. Les autorités ont été invitées à fouiller encore plus dans cette affaire en confrontant tous les documents administratifs possibles.







