Le ministère togolais en charge de la sécurité a servi de cadre, le 18 février 2026, à la restitution officielle de douze voitures haut de gamme déclarées volés aux États-Unis et saisies sur le territoire togolais. Le lieutenant-colonel Adikpiyi Kpatcha, représentant le ministre, a eu la charge de remettre les clés à Justin Isioma Nwadiashi, représentant régional du Federal Bureau of Investigation (FBI).
Secret de polichinelle, le trafic de voitures volées est une économie souterraine structurée, reliant l’Amérique du Nord, l’Europe et plusieurs ports africains. Ces voitures, souvent maquillées administrativement, transitent par des hubs logistiques, comme le port de Lomé, avant d’être revendues.
Le Togo s’est ainsi engagé dans la lutte contre les réseaux criminels transnationaux. Ce, en vue de protéger son hub logistique
L’opération a été menée avec l’appui d’Interpol et des autorités américaines, témoignant d’un partage d’informations plus fluide : vérification des numéros d’identification, traçage des itinéraires maritimes, coordination judiciaire. Cette coopération dépasse le cadre ponctuel de la restitution. Elle s’inscrit dans une stratégie de long terme visant à démanteler les filières plutôt qu’à multiplier les saisies isolées.
Les axes d’action évoqués incluent : le renforcement des contrôles aux frontières et dans les zones portuaires ; l’amélioration des capacités d’enquête technique ; la formation spécialisée des unités chargées des crimes économiques ; la coopération judiciaire avec les pays d’origine.






